Les négociations pour l’approbation du projet de budget de l’Etat pour 2022 (OE2022) n’ont pas trouvé d’avancées significatives ce mercredi, une journée qui a été marquée par la réunion de concertation sociale et de débat au parlement, tous deux en présence du Premier ministre. Le PAN a demandé un accord écrit pour rendre le document viable, tandis que le PEV a remis une liste de revendications au gouvernement, mais du côté des principaux partenaires parlementaires, BE et PCP, on constate peu d’avancées dans les négociations.

Le PAN et le PEV ont profité de cette journée pour réaffirmer leurs revendications auprès du gouvernement, le parti dirigé par Inês de Sousa Real demandant même un accord écrit pour pouvoir commenter le document. Rappelant ce qui s’est passé l’année dernière, lorsque le PAN a signé un document avec l’exécutif dans des moules très similaires, le parti entend désormais voir « un investissement plus solide » dans des domaines qu’il considère comme prioritaires, comme les transports publics.

Le PEV a également remis une liste de revendications au gouvernement, bien qu’il ne les ait pas rendues publiques. Comme pour le PAN, les Verts ne s’engagent pas dans le sens du vote dans la discussion à l’Assemblée sur la proposition du gouvernement.

A ce titre, António Costa a signalé à l’issue du débat parlementaire en préparation du Conseil européen qu’un accord sur la faisabilité du document n’est pas encore en perspective, mais que la négociation à gauche reste ouverte.

« Si on additionnait toutes les propositions, dix budgets n’arriveraient pas ; par conséquent, nous devons prendre en compte les différentes propositions des deux et rechercher la meilleure solution possible », a déclaré le Premier ministre en quittant l’AR.

Lors de la réunion de concertation sociale de ce mercredi, qui a précédé le débat au parlement, plusieurs partenaires sociaux du gouvernement ont manifesté leur mécontentement face aux propositions contenues dans l’OE2022. D’une part, les syndicats réclament davantage de mesures pour lutter contre le « modèle de précarité » en vigueur pour l’économie portugaise, qualifiant des initiatives telles qu’une augmentation de 0,9 % de la fonction publique ou un report de 12 mois de la rupture des contrats collectifs comme insuffisant.

En revanche, les confédérations patronales déplorent la contamination du débat ouvrier par la question budgétaire, demandant que les questions relatives au marché du travail soient tranchées dans un lieu approprié, c’est-à-dire en concertation sociale. João Vieira Lopes, actuel porte-parole du Conseil national des confédérations patronales (CNCP), a exprimé son mécontentement face aux modifications de la législation du travail proposées dans l’OE2022 au nom des employeurs après la réunion, arguant qu’elles ne reflétaient pas les préoccupations des hommes d’affaires.