«La victime peut demander que son adresse soit cachée dans les notifications des autorités compétentes qui ont le suspect ou l'accusé comme destinataire», lit-on dans l'amendement à la loi qui renforce les mesures de protection des victimes de violence domestique.

L'amendement maintenant publié, qui entre en vigueur jeudi, a été approuvé au parlement le 23 juillet, sur proposition du PCP, qui a avancé avec un ajout spécifique à la loi pour assurer une meilleure protection des victimes de violence domestique.

Le PCP a fait valoir que le «changement législatif chirurgical» serait de la plus haute importance pour la victime de violence domestique, car il évite les représailles, les agressions ou les actions intimidantes déjà en cours de procédure judiciaire.

La partie a rappelé que dans le cadre des procédures pénales et civiles, à savoir le divorce, la possibilité pour la victime d'omettre son adresse dans les notifications faites à l'agresseur n'est pas prévue.

Les plaintes pour violence domestique auprès des autorités policières ont diminué de 6,2% au deuxième trimestre de 2020 par rapport à la même période en 2019 et le nombre total d'homicides a chuté de 28,6%, selon les données officielles publiées la semaine dernière.

Selon les données du deuxième trimestre de l'année, mises à disposition par le cabinet du ministre d'État et de la présidence, la police de sécurité publique (PSP) et la Garde nationale républicaine (GNR) ont reçu en avril, mai et juin 2020 un total de 6928 participations pour violence domestique, soit 6,2% de moins que les 7382 de la même période de 2019 et 570 de plus que celles enregistrées au cours des trois premiers mois de l'année.

Le nombre d'homicides dans le cadre de violences conjugales a également diminué au cours de la période analysée, avec 28,6% de moins que sur la même période, l'homicide des hommes diminuant de 50% (de deux à un) et celui des femmes de 40% ( de cinq à trois victimes).

En ce qui concerne le nombre d'auteurs en situation d'emprisonnement, il y a eu une croissance principalement due à l'augmentation de 11,7% du nombre de «détenus purgeant une peine effective de prison», l'équivalent, en ce deuxième trimestre 2020, à 847 personnes.

La détention provisoire a augmenté de 4,3%, passant de 208 délinquants enregistrés au deuxième trimestre de 2019 à 217 au deuxième trimestre de 2020.

Le congé en tant que mesure coercitive appliquée pour le crime de violence domestique a augmenté de 29,5% au cours de la période analysée.

L'augmentation est principalement due au retrait avec «surveillance électronique» (39,2% de plus, passant de 416 à 579 agresseurs).

Les victimes couvertes par la télé-assistance (le «bouton de panique») ont augmenté de 30,1%, passant de 2 774 à 3 608.

Le nombre total de personnes en famille d'accueil en raison du crime de violence domestique a diminué de 24,4% (de 2161 à 1634) au premier semestre par rapport à la même période en 2019 (ces données ne sont que semestrielles).

Entre janvier et juin 2020, les femmes en famille d'accueil ont diminué de 20,1%, passant de 1135 à 907.

IMA (CC / FC / ACG) // JMR