« Un décret-loi a été approuvé, une résolution du Conseil des ministres, fixant l’affectation de 11 millions d’euros cette année au réseau SIRESP, et une ordonnance prolongeant les charges qui fixe le modèle de financement jusqu’à fin 2022, créant un modèle de transition qui permettra, dans le respect de la concurrence et de l’égalité entre les candidats, la tenue d’examens publics internationaux à l’avenir », a déclaré Eduardo Cabrita.

Le ministre, qui a été entendu en commission parlementaire sur les affaires constitutionnelles, les droits, les libertés et les garanties, a souligné que l’État portugais ne dispose pas de ses propres satellites et réseaux, devant les embaucher et créer les conditions.

« Les récents développements législatifs visent à garantir que cela puisse se faire dans le cadre d’une concurrence loyale et avec l’ouverture de tous les opérateurs opérant au Portugal ou de tout autre qui souhaite concourir », a-t-il déclaré.

Eduardo Cabrita a également déclaré que, pour cet été, « il est essentiel que le système continue de fonctionner » avec « plus de redondance satellitaire et électrique, ce qui n’existait pas en 2017, mais qui existe aujourd’hui ».

Le Partenariat Public-Privé (PPP) du réseau de communication de l’État SIRESP prend fin le 30 juin et, à compter du 1er juillet, le modèle de gestion transitoire de ce système de communication d’urgence entre en vigueur.

Les appels d’offres internationaux se dérouleront pendant les 18 mois de cette période transitoire.

Vendredi dernier, une ordonnance a été publiée autorisant la société SIRESP-Gestion de la sécurité numérique et des réseaux d’urgence à « investir 31,9 millions d’euros d’ici fin 2022, pour garantir le fonctionnement du SIRESP pendant la validité du modèle transitoire de sa gestion, son exploitation, maintenance, modernisation et extension ».

Pour cette période, des contrats seront signés avec des opérateurs privés qui auront une durée maximale de 18 mois.

Selon le ministère de l’Administration intérieure (MAI), après la période de transition, il y aura une gestion intégrée des réseaux, qui comprendra le réseau SIRESP, le domaine technologique du Réseau national de sécurité intérieure, les communications, 112.pt et le bases de données des services et organes de l’Administration Intérieure.

« Cette gestion sera assurée par une entité de l’administration indirecte de l’Etat à créer dans un délai de 180 jours, à compter du 15 mai », selon l’AMI.

L’Etat a racheté pour sept millions d’euros la part des opérateurs privés, Altice et Motorola, dans le SIRESP, en conservant 100 %, lors d’une cession intervenue en décembre 2019.

Depuis, l’État a un contrat avec des opérateurs privés pour assurer le service jusqu’au 30 juin de cette année.

Après les incendies de 2017, lorsque les défaillances du système ont été rendues publiques, plusieurs modifications ont été apportées au SIRESP et le réseau compte désormais 451 antennes satellites supplémentaires et 18 unités de redondance.

CMP // JMR