Sept organisations représentant le secteur de la culture ont appelé aujourd’hui le gouvernement à augmenter le montant disponible pour le programme de soutien soutenu de la Direction générale des arts (DGArtes), refusant une « politique de précarité et d’austérité ».

Le 13 mai, la DGArtes a ouvert les candidatures pour six concours de soutien soutenu aux arts, dans les modalités biennale (2023-2024) et quadriennale (2023-2026), d’un montant global de 81,3 millions d’euros.

Comme mentionné précédemment, la DGArtes a souligné que le montant financier global disponible pour ces six appels d’offres est de 81,335 millions d’euros, ce qui « représente une augmentation de 18% par rapport au cycle d’accompagnement précédent (2018-2021) ».

Cependant, Plateia, Rede, Associação de Artistas Visuais de Portugal, Performart, Cena-STE, Acesso Cultura et Ação Cooperativista ont contesté aujourd’hui l’indication de cette « augmentation », arguant que « ce calcul ne tient pas compte des six millions d’euros par an d’un mesure de lutte contre les effets de la pandémie qui a intégré des dizaines de structures dans ce programme ».

« Annoncée en janvier 2021, cette mesure a attribué à 75 entités artistiques les financements qui leur avaient été refusés lors des concours biennaux 2020/2021, alors qu’elles avaient déposé des projets éligibles, et a permis le remplacement des sommes dues à 11 entités qui avaient vu leurs financements peser lourdement. au prorata dans ces mêmes concours », peut-on lire dans le texte diffusé aujourd’hui.

Comme le mentionnent les sept organisations, « ce soutien extraordinaire, sous forme de récapitulatif, résultait d’une demande du secteur et correspondait à un besoin clair d’étendre le programme et sa portée auprès de la population, qui est permanente et non pas à court terme ». ” .

« Pour répondre à ce défi de croissance, nous disposons d’un tissu artistique professionnel avec une capacité de proposition croissante. Cependant, et malgré la croissance et le développement qualitatifs des arts au Portugal, le nombre de projets de création et de diffusion artistiques, leur diversité et leur implantation territoriale est encore embryonnaire. Les études sur les pratiques culturelles ont eu des résultats inquiétants et révèlent qu’un plus grand investissement public est nécessaire pour que l’art et la culture soient de véritables biens communs », indiquent les entités représentatives du secteur.

Les sept structures soulignent que « dans ce nouveau cycle, il est toujours essentiel que les structures soient en mesure de mener à bien la transformation urgente des pratiques de travail, garantissant plus de revenus, de protection sociale et de droits du travail à ceux qui travaillent dans ces zones », notant que « la somme maintenant présentée [não é] même pas assez pour rendre compte de ce changement sans nuire à la régularité et à l’intensité des activités »

« Pour toutes ces raisons, nous espérons que le Gouvernement comprend qu’une augmentation effective du montant destiné au programme de soutien soutenu aux arts est indispensable et qu’il le détermine dans les meilleurs délais, compte tenu du fait que les concours sont déjà ouverts. », concluent-ils.

Sinon, « de nombreuses structures [perderão] leur financement, et que beaucoup d’autres sont, encore une fois, sans accès au programme, même en présentant des projets de qualité ».

Parmi les différentes « mesures urgentes » annoncées par la ministre de la Culture de l’époque, Graça Fonseca, en janvier 2021, il y avait « l’attribution d’un soutien aux 75 entités éligibles non soutenues du concours 2020-2021 » d’un soutien soutenu, un mesure d’un impact de 12 millions d’euros, sur deux ans.

En ce qui concerne la question du travail, dans un communiqué publié en avril de cette année, la DGArtes a déclaré que dans les concours du nouveau cycle de soutien soutenu, « le principe de préférence pour l’établissement de relations contractuelles constituées selon les modalités prévues par le statut » prévaudraient les professionnels de la culture, entrée en vigueur en janvier, estimant que « ce programme de soutien aura un grand impact sur la lutte contre le travail précaire dans le secteur artistique ».

Ainsi, « tous les concours exigent désormais, pour accéder aux différents échelons, que les entités détiennent (ou viennent célébrer jusqu’à la date de dépôt de leurs candidatures) un nombre minimum de contrats de travail dans les équipes permanentes, ceci en fonction de la valeur de la niveau de contrat et le degré attendu de structuration et de maturité organisationnelle de la structure en question », lit-on dans le communiqué.

TDI (JRS) // MLS