Le PSD a proposé aujourd’hui l’augmentation des circonscriptions nationales de 20 à 30, avec la division des plus grandes, et l’introduction d’un cercle de compensation, ainsi que la réduction des députés à 215, prônant « ne pas affecter la proportionnalité ».

Le document avec les lignes générales de la réforme du système électoral du PSD, présenté aujourd’hui par le président Rui Rio et par le vice-président David Justino à Pedrógão Grande (Leiria), se concentre sur l’élection des députés à l’Assemblée de la République.

Dans la proposition du PSD, il y a désormais 30 circonscriptions électorales sur le territoire national qui élisent un total de 176 députés, auxquelles s’ajoute une circonscription nationale de compensation qui élira 34 autres députés.

A cela s’ajoutent les cercles actuels en Europe (qui élirait trois députés au lieu des deux actuels) et Hors Europe (qui maintient les deux), totalisant les 215 députés défendus par le PSD comme nombre maximum à fixer dans une future révision de la Constitution.

Le PSD propose de décomposer les cinq plus grands cercles du continent (Braga, Porto, Aveiro, Lisbonne et Setúbal), à condition qu’aucun ne puisse élire plus de neuf députés, mais aussi qu’aucun des plus petits ne puisse en avoir moins de trois. Les 30 cercles nationaux se voient automatiquement attribuer un mandat.

Selon le document présenté par les sociaux-démocrates, le cercle actuel à Lisbonne, par exemple (qui élit 48 députés), serait divisé en cinq : Lisbonne, Cascais-Oeiras, Amadora-Odivelas-Loures, Sintra et Oeste.

Le PSD fait valoir que sa proposition « n’affecte pas la proportionnalité » et présente un essai comparant le nombre de députés élus par chaque parti en 2019 et ceux qui seraient obtenus selon la méthode prônée par les sociaux-démocrates.

Selon ce tableau (basé sur une réduction de 230 à 215 députés), le PS passerait de 108 à 101 mandats (moins sept), le PSD de 79 à 74 (moins cinq), le BE de 19 à 18 (perdant un ), le PCP de 12 à 11 (un perdant), CDS-PP de 5 à 4 (un perdant), tandis que les autres forces politiques garderaient le même nombre d’élus : 4 par le PAN et un député chacun pour Chega, Libéral et Livre Initiative.

Le document précise que le scénario de 30 cercles nationaux (actuellement il y en a 20, un pour 18 districts et régions autonomes de Madère et des Açores) « permet une meilleure connaissance des candidats, a réduit les coûts politiques et améliore la justice territoriale », mais il est admis que l’effet conjugué de la réduction du nombre de députés et de la décomposition des cercles plus larges « nécessite un cercle de compensation qui garantisse la proportionnalité et la représentation des petits partis ».

Pour les électeurs, il continuerait d’y avoir « un seul bulletin de vote, en tout point semblable à l’actuel », souligne le parti.

Le projet de révision du système électoral du PSD repose sur trois critères : d’une part, la répartition des mandats entre les circonscriptions du territoire national se fait selon la méthode du quotient (et non la méthode Hondt, pour assurer « une répartition plus équilibrée »). Ensuite, une prime d’un mandat est attribuée à chacun des 30 cercles du territoire national (pour favoriser « les cercles les moins représentés et garantir un plus grand équilibre territorial »). Le troisième critère établit que la conversion des votes en mandats continuerait à suivre la méthode Hondt.

Afin de répartir les mandats du cercle national d’indemnisation, la méthode Hondt serait appliquée aux deux Régions autonomes et aux 18 districts, comme cela se fait actuellement. A partir du résultat obtenu, les 176 mandats déjà attribués dans les 30 cercles nationaux et dans les deux d’émigration sont supprimés, et les 34 mandats répartis par les différentes forces politiques sont obtenus.

Les sociaux-démocrates soutiennent que, si cette proposition est appliquée, « le Portugal maintient sa position relative dans le rapport entre le nombre d’électeurs et le nombre de sièges dans le cadre des différents systèmes électoraux en Europe ».

Le groupe de travail sur la réforme du système politique (qui comprend la révision du système électoral, des circonscriptions et des mandats) est coordonné par le vice-président David Justino et intégré par le vice-président et député André Coelho Lima, par l’ancien ministre Miguel Poiares Maduro, par l’ancien leader António Capucho et par Glória Sarmento et Nuno Sampaio.