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Le projet touristique de Monte da Ribeira «répète les erreurs du passé», claque Almargem

L’association environnementale Almargem a critiqué les projets de construction d’un développement touristique appelé «Monte da Ribeira» à São Brás de Alportel, affirmant que le projet représente une «répétition des mêmes erreurs» qui ont été commises en Algarve dans le passé.

Le développement de Monte da Ribeira comprend la construction d’un village touristique de 816 chambres, d’un appart-hôtel de 81 chambres et de 12 villas touristiques sur une superficie de 50 hectares près de la petite communauté d’Arimbo et du ruisseau Alportel.

Il est également «à seulement 300 mètres» d’une zone de conservation spéciale (Zona Especial de Conservação) et d’un site d’importance communautaire, souligne l’association.

Le projet a récemment fait l’objet d’une consultation publique, ce qui a permis à Almargem d’analyser les plans et de conclure qu’ils «devaient être interrompus».

Selon l’association, le développement perturberait un «corridor écologique», qu’il décrit comme «un lien important entre la côte et l’intérieur des terres». Il est également reconnu comme tel dans le plan de protection des terres PROTAL de l’Algarve.

L’association affirme également que le projet est coupable de «greenwashing», ce qui signifie essentiellement «une tentative de transmettre des informations fausses ou trompeuses afin de convaincre les autres qu’il est respectueux de l’environnement».

Les écologistes pensent que le développement suit le « même modèle non durable » d’autres développements qui ont contribué à la « dégradation de l’environnement » de plusieurs parties de l’Algarve, « surtout le long de la côte mais aussi dans les zones intérieures ».

Ainsi, l’association appelle les autorités à étudier ces projets de manière plus approfondie, car ne pas le faire pourrait menacer la durabilité du territoire ainsi que son potentiel touristique.

Il ajoute que les promoteurs semblent se concentrer presque exclusivement sur les éléments de propriété du projet, avertissant que la taille du projet n’est «pas compatible avec la capacité de charge du terrain».

Selon l’ONG, le projet «n’atteint pas son objectif de maintien et de protection de l’environnement qui est vital pour l’équilibre écologique de la région».

Almargem cible également le document d’aménagement du territoire municipal (PMOT), qui a été approuvé il y a plus de 10 ans et est «clairement en décalage» avec les nombreux documents juridiques qui ont été créés depuis lors, tels que la Convention européenne du paysage et le nouveau PROTAL.

«Nous pensons que ce plan (PMOT) et le projet doivent être réévalués afin de créer un développement véritablement durable, qui puisse dynamiser les environs et éventuellement conduire à la repeuplement de petites communautés abandonnées», explique l’association.

Il s’agit du dernier développement prévu en Algarve pour soulever des préoccupations environnementales. Des groupes de citoyens et des associations comme Almargem luttent également contre les développements touristiques à Vilamoura et Portimão (cliquez ici).

Cependant, comme le Résident l’a signalé la semaine dernière, ces projets touristiques pourraient désormais être considérés comme des opportunités pour un pays qui a désespérément besoin de se réinventer et de soutenir les jeunes, notamment en offrant de nouveaux emplois à un moment où tant de gens ont soudainement «disparu».

michael.bruxo@algarveresident.com

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