Le président de la SNPVAC veut empêcher l’assemblée générale de ce jeudi de sortir l’idée d’une grève à la TAP compte tenu du mécontentement face au « non-paiement des heures supplémentaires », qui serait « dangereux », en faisant appel à d’autres mécanismes de résolution.

S’adressant à Lusa, le président du Syndicat national du personnel navigant de l’aviation civile (SNPVAC), Henrique Louro Martins, a expliqué la raison de la convocation de l’assemblée générale extraordinaire jeudi, qui sert à débattre du non-paiement des heures supplémentaires au personnel de cabine, qui le syndicat dit qu’il viole l’accord d’urgence signé avec la compagnie aérienne.

« L’objectif est que les PNC associés au SNPVAC prennent conscience de cette situation et de l’interprétation que fait la TAP, afin qu’elle puisse être résolue ultérieurement en temps utile et que l’accord d’urgence soit respecté dans son intégralité », a-t-il déclaré. mentionné.

« Le personnel navigant commercial a fait preuve d’une solidarité sans équivoque entre eux, en réduisant de 15 % leur temps de travail normal et du fait de leur salaire pour préserver l’emploi de leur collègue », a-t-il souligné, ajoutant qu’aussi « c’est à la TAP et à la Gouvernement de regarder cette situation avec la plus grande importance car ils étaient tous intervenus ».

Henrique Louro Martins garantit que le paiement de ces heures n’a pas été révoqué dans l’accord d’urgence, précisant que « les clauses révoquées dans l’accord d’urgence y sont très claires et explicites ».

Selon le président du syndicat, cette question s’est aggravée « en juin et juillet, pas dans toutes les catégories professionnelles, mais dans certaines, considérant qu’il était urgent que la TAP « corrige » le problème.

Lorsqu’on lui a demandé si le changement dans l’administration de la compagnie aérienne avait eu une influence sur cette question, le dirigeant syndical a répondu qu’il ne le pensait pas. « C’est juste une question de [interpretação de] portugais et que seul TAP veut se conformer à ce qui est écrit ».

A propos d’une éventuelle grève pour protester contre le non-paiement des heures supplémentaires, Henrique Louro Martins a déclaré que le « mot grève à une étape comme celle-ci pourrait être très dangereux ».

«Avant la grève, il y a des mécanismes qui doivent être utilisés par tous les syndicats, à savoir le nôtre, et surtout dans une phase aussi compliquée que celle que nous vivons. Le syndicat qui passe un accord d’urgence pour sauver 700 emplois ne peut alors venir déclencher une grève. Mais il y a plusieurs ressources ici », a-t-il assuré, pointant une éventuelle médiation du ministère du Travail et des négociations avec le ministère des Infrastructures et du Logement.

Selon le président du SNPVAC, « tous les accords ont des problèmes », précisant qu’il imaginait déjà que « cet problème ou tout autre » se poserait.

« Cela ne me surprend pas, les syndicats doivent montrer qu’ils ont raison pour que la situation soit corrigée », a-t-il déclaré.

Concernant la situation de la TAP, Henrique Louro Martins a déclaré qu' »elle semble avoir une certaine reprise », mais a mis en garde contre la nécessité d’approuver le plan de restructuration de l’entreprise, par Bruxelles.

« Sans le plan, il est totalement prématuré de parler de quoi que ce soit », a-t-il indiqué, évoquant que cet instrument « tarde à sortir » et rappelant qu’« une enquête approfondie a été demandée ».

Cela « nous inquiète car un plan qui est propre n’a pas besoin d’une enquête approfondie », a-t-il souligné, soulignant toutefois qu’il faut attendre le résultat et « ensuite se forger une idée et prendre des décisions sur ce qu’il faut faire. ”.

La SNPVAC a convoqué ce jeudi les associés de la TAP en assemblée générale d’urgence pour discuter des « mesures à prendre » concernant le non-paiement des heures supplémentaires prévu dans l’accord d’entreprise.

« A la demande du conseil d’administration, et dans le respect des statuts de la SNPVAC […], j’appelle les membres de TAP Air Portugal à se réunir en assemblée générale d’urgence, le 14 octobre 2021, à 10h00, à Campo Pequeno, situé à Lisbonne », lit-on dans l’avis de réunion, publié dans la presse.

Le seul point à l’ordre du jour est le « non-respect par l’entreprise de l’articulation des dispositions des alinéas a) et d) de l’alinéa f) de l’article 4 de l’Accord Temporaire d’Urgence avec les dispositions de l’article 8 (‘ Block-pay’ et ‘Duty-pay’) du Règlement sur les Rémunérations, Réformes et Garanties Sociales de l’Accord d’Entreprise, en vigueur, publié au BTE [Boletim do Trabalho e Emprego] n° 8, 1ère série, du 28.02.2006 et mesures à prendre ».

En février de cette année, TAP a signé des accords d’urgence temporaires avec tous les syndicats dans le cadre de la déclaration de l’entreprise en tant qu’entreprise en situation économique difficile (SED), afin de permettre la restructuration de l’entreprise.

ALYN (PD) // MSF