Le Parlement a à l’ordre du jour de la séance plénière le débat sur la loi sur la nationalité avec des projets de tous les partis, sauf Chega.

Au PSD, les sociaux-démocrates ont présenté un projet qui vise le « dixième amendement à la loi nº 37/81, du 3 octobre, qui approuve la loi sur la nationalité, abrogeant l’article 14 de cette loi ».

Dans le document, le parti dirigé par Rui Rio rappelle que « l’article 14 de la loi n°, évidemment, crée des cas d’énormes injustices pour de nombreuses personnes dont les parents, pour les raisons les plus diverses, n’ont reconnu leur paternité qu’à l’âge adulte ».

Dans la lignée du PSD, le PS a présenté un projet de loi qui prévoit le « dixième amendement à la loi sur la nationalité, approuvé par la loi n° 37/81, du 3 octobre ».

Les socialistes proposent « l’introduction d’un double critère pour l’acceptation des effets dans l’attribution de la nationalité de l’établissement de l’affiliation à l’âge de la majorité : qu’il soit fait à la suite d’une procédure judiciaire, après son passage en force de chose jugée et qu’il ces effets sont requis dans les trois ans suivant la décision finale, afin de ne pas maintenir indéfiniment l’incertitude en la matière ».

Comme le PSD et le PS, l’Initiative libérale veut « amender la loi nº 37/81, du 3 octobre, qui approuve la loi sur la nationalité ».

Les libéraux estiment « que l’accès à la citoyenneté portugaise ne peut pas et ne doit pas être entravé par des restrictions légales datées dont la justification s’est déjà estompée dans le temps et la culture, comme c’est le cas de l’article 14 de la loi sur la nationalité, approuvée par la loi n ° 37/ 81, du 3 octobre ».

A gauche, le PCP a déposé un projet de loi qui « détermine la cessation de validité du régime d’octroi de la nationalité portugaise comme simple effet de la descendance des Juifs séfarades expulsés du Portugal en 1496 ».

Les communistes rappellent qu’en 2013, il a été déterminé que le gouvernement pouvait « accorder la nationalité par naturalisation aux descendants de juifs séfarades portugais, en démontrant la tradition d’appartenance à une communauté séfarade d’origine portugaise ».

Dans Bloco de Esquerda, le parti de Catarina Martins souhaite un amendement « à la loi sur la nationalité et à la réglementation des frais d’enregistrement et de notariat ».

Dans la perspective de BE, « le système juridique portugais, aux fins de l’octroi de la nationalité, continue d’accorder plus d’importance aux liens du sang entre une personne et ses ancêtres (jus sanguinis) qu’au pays où sa naissance a effectivement lieu ».

Le PAN souhaite également révoquer « l’article 14 de la loi n° 37/81, du 3 octobre, qui approuve la loi sur la nationalité ».

« Bien que le système juridique portugais soit internationalement reconnu comme favorable à l’acquisition de la nationalité, certains aspects de la loi sur la nationalité doivent être améliorés, notamment la discrimination présente dans son article 14 », estime le PAN.

Dans Livre, le parti dirigé par Rui Tavares a présenté deux projets de loi : l’un sur l’abrogation de la règle qui fait dépendre les effets de la nationalité de l’affiliation établie pendant la minorité et un autre qui vise à mettre à jour les conditions sur lesquelles repose l’octroi de la nationalité, par naturalisation. , aux descendants des juifs sépharades portugais.