La réunion d’aujourd’hui entre la secrétaire d’État à l’administration publique, Inês Ramires, et les trois structures syndicales – Fesap, Frente Comum et STE – a lieu à la présidence du Conseil des ministres, à Lisbonne, et constitue le deuxième cycle de négociations après l’approbation du budget de l’État pour 2022 (OE2022).

Sur la table est une proposition du gouvernement qui augmente la rémunération pour l’entrée dans les carrières d’assistant technique et de technicien supérieur et la valorisation des travailleurs titulaires d’un doctorat.

Quant à l’entrée dans la carrière d’assistant technique, une augmentation de 47,55 euros est prévue, à 757,01 euros (déplacement de la première position dans le tableau des rémunérations du niveau cinq à six), qui devrait entrer en vigueur plus tard cette année, avec effet rétroactif au janvier, selon la proposition du gouvernement.

Le salaire d’entrée des techniciens supérieurs, qui est actuellement de 1 007,49 € pour les stagiaires et de 1 215,93 € pour les diplômés, passera respectivement à 1 059,59 € et 1 268,04 €, soit une augmentation de 52 €.

Dans le cas des techniciens supérieurs titulaires d’un doctorat, une valorisation est proposée à l’entrée dans la carrière, qui se fait désormais au quatrième poste de rémunération, correspondant à la valeur de 1 632,82 euros, ce qui correspond à environ 400 euros supplémentaires.

Les travailleurs titulaires d’un doctorat qui occupent déjà le quatrième poste de rémunération ou plus passent au poste de rémunération immédiatement suivant.

Les valorisations proposées pour les techniciens supérieurs et pour les titulaires d’un doctorat ne devraient entrer en vigueur qu’en janvier 2023, même si la mesure est déjà prévue dans le rapport OE2022.

La proposition du gouvernement transmise aux syndicats prévoit également que les travailleurs repositionnés maintiennent les points et les mentions qualitatives correspondantes d’évaluation du rendement aux fins de progression future.

Lusa a demandé au gouvernement combien de travailleurs seront couverts par les augmentations de salaire et quel sera l’impact budgétaire de la mesure, mais n’a reçu aucune réponse.

Lors de la réunion d’aujourd’hui, le régime de recrutement de l’administration publique sera également discuté avec les syndicats, dans le but de le simplifier.

Le projet de décret du Gouvernement prévoit, entre autres mesures, que les services publics peuvent utiliser la réserve centralisée de recrutement pour passer des contrats à durée déterminée.

Lors du précédent round de négociations, le 8 juin, les structures syndicales avaient estimé que la proposition du gouvernement était insuffisante.

A l’issue de la réunion, le dirigeant de la Fédération des syndicats de l’administration publique (Fesap) José Abraão, a estimé que la proposition du gouvernement « est un patch » et génère de « nouvelles injustices » dans l’administration publique.

Les deux autres structures syndicales, le Syndicat du personnel technique de l’État (STE) et le Frente Comum de syndicats, ont également critiqué les mesures du gouvernement.

« Avec ce montant, il n’y aura certainement pas beaucoup d’intéressés titulaires d’un doctorat à entrer dans la carrière des techniciens supérieurs », a estimé la présidente du STE, Helena Rodrigues.

DF // JNM