Le CDS-PP propose que 9 000 personnes soient embauchées pour les forces de sécurité cette année, que le procureur général de la République soit nommé par le parlement et le gouverneur du Banco de Portugal par le président de la République.

Telles sont quelques-unes des mesures qui figurent dans le programme électoral du CDS-PP pour les premières législatures du 30 janvier, intitulé « Droite Droite : Pour les mêmes raisons que toujours », et qui propose quinze engagements allant de la réduction de l’IRC et de l’IRS à une plus grande liberté de choix en matière d’éducation et de santé.

Dans le chapitre consacré à la qualité de la démocratie, le CDS-PP veut, en plus de changer le mode de nomination du PGR et du gouverneur du Banco de Portugal, mettre en œuvre une réforme électorale qui introduit des circonscriptions uninominales, ainsi que des limiter les mandats consécutifs des députés.

Dans le domaine de la sécurité, les démocrates-chrétiens entendent, outre embaucher davantage de personnel, autonomiser et aggraver le délit d’atteinte à l’intégrité des fonctionnaires et revoir l’extinction du Service des étrangers et des frontières, décidée par le gouvernement actuel, mais dont la mise en œuvre a été retardée.

Dans le domaine de la lutte contre la corruption, le CDS propose d’augmenter le cadre pénal pour les délits commis par les titulaires de fonctions politiques et de hautes fonctions publiques et la perte de mandat et l’interdiction d’exercer une fonction publique pour une durée de 10 ans pour toute personne condamnée pour des délits responsabilité et violation de l’obligation de déclarer leurs revenus.

Le premier engagement du programme CDS-PP est avec « la vie et la dignité », le parti déclarant vouloir « empêcher la légalisation de l’euthanasie » et renforcer le réseau de soins palliatifs, reprenant l’engagement du chèque-pharmacie, pour fournir des médicaments aux les personnes âgées les plus démunies.

Comme le chef du CDS-PP, Francisco Rodrigues dos Santos, l’avait anticipé ce samedi dans une interview à l’agence Lusa, le programme du parti inclut parmi ses engagements la création d’un « complément de retraite d’hiver », qui vise à soutenir les personnes âgées dans le paiement de la facture d’électricité.

Les démocrates-chrétiens proposent également la création d’un « chèque aidant », un ticket modérateur pour les familles qui choisissent de « s’occuper des personnes âgées à domicile, à hauteur qu’elles soutiendraient avec les foyers, les centres de jour et les institutions de soins aux personnes âgées ».

Au chapitre famille, le CDS-PP prévoit l’abaissement d’un échelon dans la table de l’IRS pour chaque enfant supplémentaire – autre mesure anticipée par Lusa – et le doublement de l’allocation familiale (à 130 euros par mois) pour les familles dont les revenus sont inférieurs 27 500 euros par an.

La défiscalisation totale à l’achat du premier logement et le retour aux jeunes locataires jusqu’à 35 ans de l’impôt sur le revenu supporté par le propriétaire du bien sont d’autres mesures envisagées.

Dans le domaine de la santé, les démocrates-chrétiens veulent mettre en place une « voie verte vers la santé », afin que ceux qui ne sont pas servis en temps opportun puissent passer des examens, des consultations ou des interventions chirurgicales dans le secteur privé, et fournir au SNS des un « réseau de services de santé mentale et bucco-dentaire ».

Dans le domaine de l’éducation, le CDS-PP souhaite offrir aux familles un « chèque enseignement » pour qu’elles puissent choisir l’école de leurs enfants, rendre facultative la matière de citoyenneté et offrir une indemnité de déplacement et de logement à tous les enseignants déplacés.

Pour le monde rural, les démocrates-chrétiens proposent de réduire la TVA pour la tauromachie à 6%, ainsi que de supprimer toute limite d’âge pour y assister, et que la gestion des forêts et de la pêche passe au ministère de l’Agriculture, en plus de la création d’un Commission parlementaire pour les politiques maritimes.

Dans l’objectif de favoriser la croissance économique, le CDS s’est engagé à privatiser la TAP et les entreprises de transport et à tripler le soutien aux entreprises prévu dans le Plan de relance et de résilience.

Sur le plan fiscal, outre les engagements en faveur des familles, la CDS s’engage à fixer le taux unique de l’IRC à 19 % et à le réduire progressivement tout au long de la législature à 15 %, à réduire les tranches d’imposition sur le revenu et à le limiter à 30 % du montant final prix de la taxe sur les carburants.

Les démocrates-chrétiens veulent aussi revoir « les plus de 4.000 redevances que l’Etat prélève actuellement », en éliminant tout ce qui ne correspond pas à un « service public efficace ».

Le CDS-PP est également engagé dans la décentralisation, mais s’engage à « voter contre tout projet de régionalisation ».

Dans le domaine de l’énergie, le parti inclut dans ses engagements de « rouvrir le débat sur la production d’énergie nucléaire au Portugal » et, dans la culture, de « renverser l’Accord orthographique de 1990 ».

« Promouvoir l’enquête et la libre diffusion de l’Histoire », « rejeter l’idéologie du genre et s’opposer à sa promotion » et mettre fin à la Commission pour la citoyenneté et l’égalité des genres sont d’autres propositions incluses dans le programme publié aujourd’hui.