Selon le document, du comité exécutif de la compagnie aérienne, auquel Lusa a eu accès, « dans le cadre de la négociation de l’AE [acordo de empresa]la TAP entretient un dialogue fréquent avec la SPAC depuis début mars ».

Selon le document, « cependant, les négociations n’ont pas progressé au rythme attendu et souhaité, ayant été interrompues pour une discussion plus précise d’un accord qui soutient l’opération de cet été, critique pour le redressement de l’entreprise, et renforce la voie de la reprise ». .

Ainsi, « le 6 mai, une proposition conjointe a été convenue avec la SPAC, comprenant des mesures pour réduire la coupe supplémentaire de 20 %, en ne maintenant que la coupe de 25 %, sur un pied d’égalité avec les travailleurs restants », a précisé la direction du transporteur.

Cette proposition, comme l’a rapporté Lusa vendredi dernier, a été rejetée par l’assemblée de la société SPAC. Les accords d’urgence, signés par la TAP et les syndicats, sont en vigueur jusqu’en 2024. La proposition de la TAP prévoyait la suspension immédiate de la baisse supplémentaire de 20 % des salaires en échange de jours de congé flexibles, mais les pilotes l’ont considérée comme une « atteinte à la dignité collective », a déclaré le SPAC vendredi.

Dans la même communication publiée aujourd’hui, TAP a révélé que, « compte tenu de la limite de 99 avions pour la flotte TAP requise par la Commission européenne pour l’approbation du Plan, il reste nécessaire d’ajuster le personnel de pilotage de la compagnie ».

Dès lors, « la TAP va ouvrir un nouveau paquet de mesures volontaires pour permettre une meilleure répartition du travail et une augmentation de la productivité effective, et, par conséquent, une amélioration de la rémunération individuelle de chaque pilote », a-t-il précisé, sans entrer dans plus de détails.

Selon le Comité Exécutif, « la négociation de l’AE était un engagement transversal entre les travailleurs et la TAP, lors des Accords Temporaires d’Urgence (ATE) ».

La TAP a indiqué que « en particulier, dans l’ATE des pilotes, des réductions de salaire supplémentaires ont été convenues, faisant de cette classe professionnelle un sacrifice plus important que le reste de l’organisation, en échange d’une plus grande protection des emplois », a-t-il souligné, ajoutant que « ces les coupes ont également financé l’absence d’accord sur l’adoption de mesures d’amélioration de la productivité, fondamentales pour le redressement de l’entreprise et pour améliorer les conditions de rémunération, et qui ont été convenues avec d’autres catégories professionnelles leur permettant d’accepter des coupes salariales plus faibles ».

Le Comité exécutif a également indiqué que « dans l’attente d’une reprise plus rapide et de l’augmentation de capacité attendue pour l’été 2022 », l’accord conclu dans l’accord avec la SPAC intégrait « un ensemble d’options complémentaires aux règles d’utilisation actuelles, débloquer des solutions qui augmentent la productivité potentielle, permettant une flexibilité dans la réponse de TAP aux besoins de l’opération dans un aéroport encombré, atténuant les perturbations opérationnelles, telles qu’une plus grande rationalité dans l’utilisation de l’assistance et moins de rigidité dans la planification des jours de congé ».

La compagnie a ensuite souligné que « cette augmentation de capacité opérationnelle est très pertinente pour permettre le niveau d’exploitation nécessaire à l’utilisation et à l’entretien des ‘slots’ aéroportuaires, qui sont fondamentaux » pour son « avenir ».

Selon le transporteur, « si l’on analyse le nombre actuel de pilotes chez TAP SA, et l’activité prévue pour 2022, on constate qu’en moyenne, le nombre annuel d’heures de vol par pilote sera d’environ 520, contre 630 en 2019 et 640 en 2017 (respectivement -17% et -19% et loin de la limite des 850 heures) ».

Ainsi, a-t-il souligné, « outre la baisse de la productivité par rapport au passé, ces valeurs se comparent négativement aux valeurs de nos concurrents, ce qui accentue encore la nécessité de mettre en place des mesures de productivité et de flexibilité ».

« Bien qu’une augmentation de notre productivité soit fondamentale, bien sûr, TAP ne proposerait jamais de mesures qui compromettent la sécurité de son exploitation », a garanti l’entreprise, évoquant que « les mesures temporaires discutées sont pertinentes » pour « la reprise jusqu’à l’adoption d’un AE, mais toujours dans le respect des normes de l’industrie et assurant une bonne gestion de la fatigue pour tous les membres d’équipage.

Dans le message, le transporteur a indiqué que « ce protocole, désormais rejeté, représenterait un engagement conjoint de la compagnie et de ses pilotes pour le redressement de la compagnie et sa viabilité dans un contexte de plus grande demande, bien qu’encore incertain, tandis que le dialogue pour élaborer le nouvel accord d’entreprise ».

Pour l’entreprise, « il est essentiel d’agir au-delà des salaires pour atteindre des niveaux d’efficacité et de productivité qui permettent à TAP de rivaliser avec succès au niveau de ses homologues et de se conformer aux exigences de la Commission européenne ».

Lusa a contacté le SPAC et attend une réponse.

ALYN (PE/JNM) // JNM