La Cour des comptes a recommandé au Président et au Conseil d’administration de l’Assemblée de la République de favoriser, auprès des dirigeants des groupes parlementaires, l’identification des situations de cumul de fonctions parmi le personnel d’appui, en veillant au « plein respect du régime d’exclusivité et cumul des fonctions applicables ».

Selon la Cour des comptes, « il a été constaté, à la suite de l’examen de la documentation et des tests effectués, l’existence de situations dans lesquelles des fonctions publiques d’appui à un groupe parlementaire de l’Assemblée de la République et d’autres fonctions rémunérées étaient exercés simultanément. , notamment dans le secteur municipal », lit-on dans l’avis favorable et rapport d’audit sur le Compte de l’Assemblée de la République en 2020, délivré ce mardi par le président de la Cour des comptes, José Tavares, à Eduardo Ferro Rodrigues.

« Le régime d’exclusivité des fonctions signifie l’incompatibilité avec l’exercice d’autres fonctions, sauf autorisation dans les cas définis par la loi, et la violation de l’exclusivité correspond à une situation d’illégalité grave et de conflit d’intérêts », se défend la Cour des comptes, ajoutant que la déclaration d’absence d’incompatibilité ou d’empêchement à l’exercice des fonctions, demandée aux fonctionnaires nommés dans les groupes parlementaires, doit sauvegarder la nécessité de l’autorisation « dans les cas « délimités par la loi » pour le cumul des fonctions.

En ce sens, l’un des conseillers-juges, Helena Abreu Lopes, a ajouté à son vote positif au rapport de la Cour des comptes qu’« il convient également de recommander au président et au conseil d’administration de l’Assemblée de la République que, en articulation avec les présidents des groupes parlementaires, promouvoir l’identification des situations de cumul illégal de fonctions, la détermination des responsabilités correspondantes et l’adoption de mesures suffisamment efficaces pour les prévenir à l’avenir ».

Déclarations présentées « vraiment et correctement »

Il a été vérifié par la Cour des comptes que les états financiers et budgétaires « représentent de manière fidèle et appropriée, dans tous leurs aspects matériels, la situation financière de l’Assemblée de la République ». De même, le rapport conclut que les opérations examinées n’ont pas fait apparaître de non-conformité légale ou d’erreurs dans le calcul des indemnités et rémunérations des députés et du personnel des services de l’Assemblée de la République, ainsi que dans les transferts de subventions aux partis, campagnes électorales et les groupes parlementaires.

Outre la recommandation concernant le personnel d’appui des groupes parlementaires, la Cour des comptes a conseillé au Conseil d’administration de l’Assemblée de la République de poursuivre le développement du sous-système de comptabilité de gestion et de prévoir l’enregistrement complet des dépenses liées à la pandémie. du Covid-19 dans le Système intégré de gestion budgétaire, qui se sera élevé à 124 370,59 euros.

L’Assemblée de la République a affiché un résultat net positif de 3,2 millions d’euros l’an dernier, contre une perte de 2,6 millions d’euros en 2019.

L’impact de la pandémie s’est fait sentir sur les fournitures et services extérieurs, qui ont baissé de deux millions d’euros par rapport à 2019, avec des restrictions sur les déplacements nationaux et internationaux et une baisse des consommations d’énergie, de gaz, d’eau et de communications électroniques, « dont la consommation est directement lié à la permanence des personnes dans l’espace de travail ».