Sans indiquer la date de la rencontre, le CEP, dans un communiqué, rappelle que « la lutte contre les abus sexuels commis par des membres de l’Église ou dans le cadre de ses activités est une priorité pour l’Église ».

« La Conférence épiscopale portugaise a pris l’initiative de créer une Commission indépendante pour étudier ce sujet », poursuit la note, ajoutant que « comme il s’agit d’une priorité qui concerne toute l’Église, la collaboration entre les Églises locales et les structures de l’Église universelle qui s’occupent avec ce sujet au niveau mondial ».

Ainsi, « une réunion de travail conjointe aura lieu à Rome entre certains membres du Conseil permanent de la Conférence épiscopale portugaise et certains dicastères du Saint-Siège », conclut le communiqué publié ce soir.

Cette note intervient après que, lors d’une Assemblée plénière tenue à Fátima, en avril, l’épiscopat portugais ait reconnu que le travail de la commission indépendante créée par le CEP et dirigée par Pedro Strecht est « très positif ».

Dans le communiqué final des travaux de l’Assemblée plénière, la question de la maltraitance a été formulée, reconnaissant « l’importance des Commissions diocésaines pour la protection des mineurs et des adultes vulnérables et la constitution conséquente d’une Coordination nationale pour mettre en œuvre des procédures, des directives et des clarifications qui permettent un travail meilleur et le plus articulé de tous ».

« Aux personnes qui ont traversé la situation dramatique des abus dans le domaine ecclésiastique, les évêques réaffirment une sincère demande de pardon, au nom de l’Église catholique, et leur engagement à aider à guérir les blessures. Ils remercient également ceux qui sont venus raconter leur dure histoire, en surmontant une résistance intérieure compréhensible », lit-on dans la déclaration, qui fait également référence à la visite à l’Assemblée plénière de tous les membres de la Commission dirigée par le pédopsychiatre Pedro Strecht, réaffirmant que son objectif est « d’étudier ce drame de la vie de l’Église », d’arriver, « de manière non équivoque et efficace, à l’éclaircissement et à la vérité des faits à travers l’étude des Archives Historiques existant dans chaque Diocèse, dans un travail de collaboration et confiance mutuelle avec chaque évêque diocésain ».

Jusqu’à présent, la commission a reçu plus de 300 plaintes, dont 16 ont été transmises au parquet, comme annoncé le 10 mai lors d’une conférence sur le sujet, qui s’est tenue à la Fondation Calouste Gulbenkian, à Lisbonne.

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