Le procès de Rui Pinto, qui débute le 4 septembre, n'aura que 10 sièges à la disposition du public, dont six pour les journalistes et quatre pour les membres de la famille de l'accusé, a déterminé le président du collège des juges.

Dans un ordre auquel l'agence Lusa a eu accès aujourd'hui, la juge Margarida Alves rappelle qu'en plus du nombre limité de sièges disponibles dans la salle d'audience, ils ajoutent «leurs propres limitations résultant de la situation d'urgence» en raison de la pandémie de covid-19, qui "impose un ensemble de règles" concernant l'assistance au procès, qui se déroulera dans la salle 1 du 6ème étage du Tribunal Pénal Central de Lisbonne, "l'une des plus grandes" du Campus de la Justice.

«Ainsi, et compte tenu des circonstances susmentionnées, il s'ensuit que la salle susmentionnée est disponible pour l'assistance publique, c'est-à-dire pour ceux qui ne sont pas des sujets de procédure, veulent assister aux audiences du procès (qu'ils représentent ou non les médias), un au total 10 sièges », indique la dépêche, datée (après 17h30) du vendredi, le jour où la juge Margarida Alves a ordonné la libération de Rui Pinto.

Sur les 10 sièges du public, le tribunal a décidé que quatre devraient être réservés aux membres de la famille des accusés Rui Pinto et Aníbal Pinto, qui seront jugés pour extorsion du fonds d'investissement Doyen, et les six autres seront réservés aux journalistes, qui peuvent également siéger. – dans des lieux pour «personnes proches des prévenus», s'ils ne sont pas occupés.

«Cela ne semble pas être la meilleure pratique, dès le départ en termes d’équité, que le tribunal détermine par lui-même, et sans plus tarder, quels journalistes devraient occuper ces postes, à partir de maintenant, il est suggéré que ce sont les médias ( et si possible «regroupement» par groupes éditoriaux », par exemple) pour venir indiquer quels journalistes les représenteront à l'audience», lit-on dans la dépêche du président du collège des juges.

L'ordonnance du tribunal explique que «ces journalistes seront accrédités par le tribunal, après avoir présenté leur carte professionnelle, et figureront sur une liste spécifique qui sera mise à la disposition de la sécurité du tribunal», ajoutant que, «plus tard, leur présence au procès sera selon les disponibilités spécifiques à chaque session ».

Le tribunal a également déclaré qu'il ne permettra pas la capture d'image ou de son à l'intérieur de la salle d'audience.

Rui Pinto commence à être jugé le 4 septembre pour 90 crimes: 68 pour accès indu, 14 pour violation de correspondance, six pour accès illégitime et aussi pour sabotage informatique au SAD du Sporting et pour extorsion du fonds d'investissement Doyen.

Une moyenne de trois séances par semaine est prévue.

Aníbal Pinto, l'avocat de Rui Pinto au moment des faits et qui sera jugé pour la tentative d'extorsion (en octobre 2015) d'un montant compris entre 500 000 euros et un million d'euros au fonds d'investissement Doyen, est le deuxième accusé dans le procès.

Rui Pinto, créateur de la plateforme Football Leaks et responsable du processus Luanda Leaks, dont Isabel dos Santos est la cible principale, a laissé vendredi libre, sur décision de la juge Margarida Alves, et fait désormais partie du programme de protection témoins dans un lieu non divulgué et sous la protection de la police pour des raisons de sécurité.

Le ministère public (MP) s'est opposé à la libération, qui a été justifiée par la juge Margarida Alves avec «une collaboration continue et cohérente» avec la police judiciaire et le «sens critique» du créateur de la plateforme Football Leaks.

Début juin, la cour d'appel de Lisbonne a rejeté l'appel du parquet (MP) et confirmé la décision d'instruction, rendue le 17 janvier, qui prononçait (traduit en justice) Rui Pinto pour 90 crimes et non 147 que inclus dans la poursuite du député.

En septembre 2019, le député a accusé Rui Pinto de 147 crimes, dont 75 d'accès illégitime, 70 de violation de correspondance, un de sabotage informatique et un de tentative d'extorsion, pour avoir accès aux systèmes informatiques du Sporting, Doyen, da Cabinet d'avocats PLMJ, la Fédération portugaise de football et le bureau du procureur général (PGR).

JGS // JP

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