Dans un communiqué, le ministère de l’Environnement et de l’Action pour le climat a déclaré que le gouvernement « se félicite de l’approbation aujourd’hui, par la Commission européenne (CE), du mécanisme ibérique qui définit un régime exceptionnel de fixation des prix sur le marché ibérique de l’électricité (MIBEL) et qui prend effet sur le marché de l’électricité le 15 juin ».

« A titre exceptionnel, le mécanisme fait suite à la hausse des prix sur le marché du gaz (à des sommets historiques), avec des conséquences directes sur les prix de l’électricité », a-t-il déclaré, indiquant que « la mesure sera en vigueur jusqu’au 31 mai 2023, englobant la période de forte consommation d’électricité (automne et hiver) ».

Ainsi, « au cours de cette période, un prix maximum moyen de 48,75 euros par mégawattheure sera défini pour le gaz naturel utilisé dans les centrales thermoélectriques pour la production d’électricité ».

Selon l’exécutif, les objectifs de ce mécanisme sont de « limiter la hausse des prix de l’électricité et de protéger ceux qui sont les plus exposés aux prix du marché spot (SPOT), bénéficiant également aux autres consommateurs d’électricité au fur et à mesure qu’ils renouvellent leurs contrats de fourniture ».

«Le mécanisme ibérique résulte du travail de coopération étroite entre les gouvernements du Portugal et de l’Espagne, visant à découpler le prix du gaz naturel de la formation des prix de l’électricité dans le MIBEL, à la suite de la reconnaissance, par la CE, de ​​les spécificités ibériques, à savoir la capacité réduite d’interconnexion électrique vers l’Europe continentale », a conclu le gouvernement.

La Commission européenne a approuvé aujourd’hui le mécanisme temporaire ibérique visant à limiter le prix du gaz dans la production d’électricité jusqu’en 2023, doté d’un budget de 8,4 milliards d’euros, dont 2,1 milliards d’euros concernent le Portugal.

« La Commission européenne a autorisé, en vertu des règles de l’Union européenne en matière d’aides d’État, une mesure espagnole et portugaise de 8,4 milliards d’euros visant à réduire les prix de gros de l’électricité sur le marché ibérique en réduisant les coûts de production des centrales électriques à combustibles fossiles, », a déclaré l’exécutif de la communauté dans un communiqué.

Selon Bruxelles, le mécanisme sera en vigueur jusqu’au 31 mai 2023, représentant un soutien de l’État portugais de 2,1 milliards d’euros et un soutien de l’État espagnol de 6,3 milliards d’euros en paiements via des subventions directes aux producteurs d’électricité pour, ainsi, financer une partie de ses coûts. avec les énergies fossiles, puisque dans la configuration actuelle du marché européen c’est le prix du gaz qui dicte celui de la lumière.