Le document institue « la possibilité de fixer des marges maximales de commercialisation pour les carburants simples », une initiative du Gouvernement, désormais promulguée par l’Assemblée de la République.

Ainsi, le diplôme précise, « indépendamment de la déclaration de situation de crise énergétique prévue dans les numéros précédents, pour des raisons d’intérêt général et afin d’assurer le fonctionnement régulier du marché et la protection des consommateurs, des marges peuvent être fixées, exceptionnellement, dans l’un des composants commerciaux qui composent le prix de détail des carburants simples ou du GPL en bouteille ».

Selon la loi, qui modifie plusieurs décrets qui fixent les principes généraux relatifs à l’organisation et au fonctionnement du Système National Pétrolier, des « marges maximales » peuvent « être définies pour l’une quelconque des activités de la chaîne de valeur des carburants simples ou du GPL en bouteille, étant fixé par arrêté des membres du Gouvernement chargés des domaines de l’économie et de l’énergie, sur proposition de l’Autorité de régulation des services énergétiques et après avis de l’Autorité de la concurrence ».

Le diplôme précise également que « les marges maximales évoquées dans les numéros précédents doivent être limitées dans le temps ».

Le gouvernement a approuvé en juillet, en Conseil des ministres (CM), la proposition de loi qui permettra de limiter les marges dans la commercialisation des carburants par le biais d’une ordonnance, au cas où il estimerait qu’elles sont trop élevées « sans justification », selon au ministre de l’Environnement.

Lors d’une conférence de presse, João Pedro Matos Fernandes a indiqué que ce diplôme, qui couvre également les bouteilles de gaz, serait ensuite transmis à l’Assemblée de la République, soulignant que la mesure sera « limitée dans le temps ».

L’objectif de la loi est de « donner au Gouvernement un outil pour que, lorsque les marges dans la vente de carburants et de bouteilles de gaz s’avèrent anormalement élevées et sans justification, ce pouvoir, par décret, de limiter ces mêmes marges », a précisé le fonctionnaire du gouvernement.

« Une fois approuvé [a proposta de lei], le Gouvernement aussi, toujours à l’écoute de l’ERSE [Entidade Reguladora dos Serviços Energéticos] et l’Autorité de la concurrence, par décret, toujours pour des périodes limitées dans le temps, que j’imagine un mois, deux mois, fixe administrativement la marge maximale pour la vente de carburants », a déclaré João Matos Fernandes.

Le responsable gouvernemental a rappelé que cette marge est « aussi une somme de marges liées au transport, au stockage, à la distribution en gros, à la distribution au détail elle-même », et ces valeurs de référence « continuent d’être calculées au jour le jour par l’ENSE ».

« Une fois ce projet de loi approuvé, nous avons cet outil », a-t-il déclaré, assurant qu’aujourd’hui « l’État n’a aucune possibilité » d’intervenir pour limiter les prix des bouteilles de carburant et de gaz.

Cette initiative a été critiquée par les associations du secteur, qui accusent le gouvernement de vouloir détourner l’attention du poids des taxes sur les prix des carburants.

ALYN // JNM

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