Les entreprises qui ont bénéficié de l'incitation extraordinaire à normaliser leur activité peuvent, à partir d'aujourd'hui, accéder à l'aide à la reprise sans avoir à restituer les aides déjà reçues, qui, selon le gouvernement, s'élèvent à 236 millions d'euros.

En cause, les entreprises qui ont reçu un accompagnement pour la normalisation de l'activité, après avoir été dans un «  licenciement '' simplifié et que jusqu'à présent elles ne pouvaient accéder à un accompagnement pour la reprise (mesure qui est arrivée avec le «  licenciement '' simplifié) qu'en cas de retour l'aide déjà reçue dans ce domaine.

Selon une source officielle du ministère du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale à Lusa, «à ce jour, 46 200 demandes ont été soumises à l'incitatif, ayant été versées 236 millions d'euros» qui ne seront pas restituées à l'État si les entreprises décident de demander soutien à la récupération.

La mesure avait déjà été annoncée par le gouvernement et le décret-loi a été publié mercredi dans le Diário da República, établissant une «modification exceptionnelle et temporaire des règles séquentielles de soutien au maintien des emplois».

Le décret-loi établit, d'une part, qu'un employeur qui, jusqu'au 31 octobre 2020, a demandé l'incitation extraordinaire à normaliser l'activité, peut, exceptionnellement, jusqu'au 31 décembre 2020, renoncer à ce soutien et accéder au soutien extraordinaire la reprise progressive d'activité, sans qu'il soit nécessaire de restituer les sommes déjà reçues.

D'autre part, elle établit également que l'employeur qui a eu recours «à l'application des mesures de réduction ou de suspension prévues par le Code du travail, et qui souhaite accéder à un soutien extraordinaire pour la reprise progressive d'activité, n'est pas soumis à la clause limitant le recours à les mesures de réduction ou de suspension, visées à l'article 298-A du Code du travail ».

L'incitation à la normalisation de l'activité consiste en un soutien financier aux entreprises ayant eu recours à un licenciement simplifié, octroyé de deux manières: il peut être payé en une seule fois et dans ce cas il est de 635 euros, soit sur six mois, soit 1 270 euros.

Le soutien à la reprise progressive permet aux entreprises ayant des baisses de revenus d'au moins 25% de réduire les heures de travail, faisant partie de la rémunération financée par la Sécurité sociale.

Cette modification de la séquentialité du soutien au maintien des emplois a été promulguée lundi par le président de la République, qui a rappelé «l'importance du principe constitutionnel de participation des organisations syndicales et des commissions ouvrières à l'élaboration de la législation du travail», dans une note publié sur le site Internet de la Présidence de la République.

L'incitation à normaliser l'activité est versée par l'Institut de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (IEFP).

Selon la Constitution de la République portugaise (articles 54 et 56), les syndicats et les commissions des travailleurs ont le droit de participer à l'élaboration de la législation du travail.

DF (VP) // MSF

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