Attendue depuis mars, la nouvelle incitation à la normalisation de l’activité s’adresse aux entreprises qui ont eu recours à un licenciement simplifié ou à soutenir une reprise progressive au premier trimestre de l’année, lors du nouvel endiguement.

L’incitation à la normalisation comporte deux types de soutien: si nécessaire avant le 31 mai, les entreprises peuvent avoir accès à une aide correspondant à la valeur de deux salaires minima nationaux (1330 euros) par travailleur couvert par le «  licenciement  » ou la reprise, étant versée de manière échelonnée sur six mois, a indiqué le ministère du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale dans un communiqué.

Dans cette modalité, les employeurs ont droit à une exonération de 50% des cotisations sociales sous leur responsabilité pendant les deux premiers mois.

En cas de demande après le 31 mai, l’incitation correspond à un salaire minimum national (665 euros) par travailleur couvert par le licenciement ou l’aide à la reprise, versé de manière échelonnée sur trois mois.

«Dans tous les types d’accompagnement, les licenciements pour licenciement collectif, pour extinction de l’emploi ou pour inadéquation sont interdits, les entreprises étant obligées de maintenir le niveau d’emploi», précise le ministère.

« Cette obligation s’applique lors de l’octroi de la pension alimentaire et dans les trois mois suivants, ce qui signifie que l’interdiction de licenciement sous forme de deux salaires minima nationaux est en vigueur pendant neuf mois », ajoute-t-il.

Le soutien simplifié aux micro-entreprises, quant à lui, prévoit 1330 euros (deux salaires minima) pour les entreprises de moins de 10 salariés qui ont eu recours à un licenciement simplifié ou à un accompagnement à la reprise en 2020.

A ce montant s’ajoute également un salaire minimum national (jusqu’à une valeur globale de 1.995 euros), si l’entreprise reste en situation de crise commerciale en juin et n’a pas bénéficié du «  licenciement  » simplifié en 2021.

L’incitation à normaliser l’activité commerciale et le soutien simplifié aux micro-entreprises ne peuvent s’accumuler.

La mesure d’encouragement à la normalisation de l’activité était en vigueur en 2020 et a été réactivée par le gouvernement cette année en raison de l’évolution du covid-19 et du nouveau confinement.

Les demandes de la nouvelle incitation à la normalisation de l’activité commerciale ont commencé le 19 mai, avec 17 400 demandes enregistrées jusqu’au 26 mai, selon les données publiées par le ministre du Travail.

LT / DF // MSF