Le calendrier a été décidé aujourd'hui lors d'une conférence des chefs des bancs parlementaires, qui sont en suspension jusqu'au 15 septembre, et qui ont décidé de convoquer la commission parlementaire permanente pour mercredi.

Cette réunion de la Commission permanente servira à approuver la convocation d'une session plénière extraordinaire pour débattre et autoriser le chef de l'Etat, Francisco Guterres Lu-Olo, à déclarer une nouvelle période d'état d'urgence.

Lu-Olo a adressé aujourd'hui un message au Parlement national demandant l'autorisation du renouvellement de l'état d'urgence, dont la période actuelle se termine le 4 septembre.

Le chef de l'Etat explique avoir eu un avis favorable sur la déclaration – demandée par le gouvernement la semaine dernière – tant du Conseil d'Etat, qui s'est réuni lundi, que du Conseil supérieur de la défense et de la sécurité, qui s'est réuni aujourd'hui.

Le texte invoque des arguments identiques à ceux utilisés lors de la demande d'autorisation pour la période d'exception actuelle, à savoir l'inquiétude quant à l'augmentation des cas de covid-19 dans les pays voisins.

Le gouvernement a l'intention d'appliquer l'état d'urgence pour permettre «la suspension ou la restriction des droits de mouvement, de circulation, de résidence et de résistance internationaux».

Dans la pratique, il s'agit de maintenir en vigueur les restrictions actuellement en vigueur dans le pays pendant la période d'exception actuelle qui se termine officiellement vendredi.

Les restrictions continuent de conditionner gravement les motivations à destination et en provenance de l'île, les autorités de l'aviation maintenant l'interdiction des vols commerciaux réguliers ou des «charters» indéfiniment.

Actuellement, ils n'opèrent que des vols depuis l'Australie, via un accord avec AirNorth – pratiquement limité aux citoyens australiens – et un vol bimensuel du Programme alimentaire mondial (PAM) avec un accès restreint aux employés des ambassades et des missions internationales, aux employés et aux membres des agences du Les Nations Unies.

Une situation qui rend impossible pour d'autres citoyens, aussi bien timorais qu'étrangers, d'entrer ou de sortir du pays, pratiquement isolé depuis mars.

Les résidents du Timor oriental qui ne peuvent pas rentrer, les Timorais et les autres qui doivent partir, notamment pour recevoir des soins médicaux, les touristes qui sont détenus dans le pays depuis plusieurs mois, entre autres, ne sont toujours pas résolus.

Le Timor-Leste était sans cas actifs entre le 15 mai et le 4 août, et ce jour-là, une autre infection a été confirmée, qui aurait récupéré 14 jours plus tard.

Le 20 août, les autorités ont confirmé un nouveau cas et six jours plus tard un autre, ce qui a porté le nombre total de personnes infectées au Timor-Leste à 27 depuis le début de la pandémie, dont 25 se sont déjà rétablis.

Actuellement, 367 personnes sont mises en quarantaine dans des installations gouvernementales et 129 en auto-quarantaine, y compris dans des hôtels agréés par le ministère de la Santé.

À ce jour, le Timor-Leste a effectué 5 782 tests, 294 personnes attendant toujours de connaître les résultats.

La pandémie de covid-19 a déjà fait au moins 847 071 morts et infecté plus de 25,2 millions de personnes dans 196 pays et territoires, selon un rapport de l'agence française AFP.

La maladie est transmise par un nouveau coronavirus détecté fin décembre à Wuhan, une ville du centre de la Chine.

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