Le Premier ministre a déclaré aujourd’hui, peu après son arrivée à Kiev, qu’il se trouvait en Ukraine pour transmettre un signe de soutien à la lutte de ce pays pour ses droits à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la réalisation de la paix.

António Costa a fait ces déclarations aux journalistes juste à l’extérieur de la gare centrale de Kiev, où il est arrivé en train à 10h30 heure locale, soit deux heures de moins à Lisbonne, en provenance de la frontière polonaise.

« Je suis ici pour répondre à l’invitation que m’a adressée mon collègue le Premier ministre ukrainien[DenysShmygaletpourquenouspuissionsmettreenœuvrelesoutienquenousavonsnégociébilatéralement »acommencéparfaireréférenceauchefdel’exécutifportugais[DenysShmygaleparapodermosconcretizarosapoiosquetemosnegociadodeformabilateral”começouporreferirolíderdoexecutivoportuguês

Sur le plan politique, António Costa a souligné que sa visite représente un signe que le Portugal « continue de soutenir l’Ukraine dans le combat très dur qu’elle mène pour son droit à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la réalisation de la paix ».

« Je vais maintenant visiter l’une des zones les plus touchées par la guerre », a-t-il ajouté.

António Costa rencontrera ce matin le président de la République ukrainienne, Volodymyr Zelensky.

Vendredi, lors de sa présence à Varsovie, le Premier ministre a évoqué la rencontre qu’il aura ce matin avec Volodymyr Zelensky.

« En ce qui concerne les contacts que j’aurai en Ukraine avec le président Zelensky et le Premier ministre ukrainien, ils se concentreront sur les formes de soutien que, d’un point de vue bilatéral, le Portugal peut continuer à fournir en termes de fourniture de matériel militaire, humanitaire et équipement financier. Nous discuterons également de la question de la perspective européenne de l’Ukraine, visant à construire une position d’unité dans l’Union européenne », a-t-il ajouté.

Concernant l’objectif de l’Ukraine d’adhérer à l’Union européenne, António Costa a adopté une attitude de prudence, estimant qu’il est essentiel d’éviter une division entre les 27 États membres sur cette question.

« Les 27 États membres de l’Union européenne doivent être suffisamment ouverts pour trouver le statut spécial dont l’Ukraine a besoin. Ne nous accrochons pas aux appellations et concentrons-nous sur le pragmatisme », a-t-il défendu.

Le Premier ministre a même avancé l’une des solutions de consensus possibles pour éviter les divisions au sein de l’Union européenne autour de la discussion sur le niveau de la future intégration européenne de l’Ukraine.

« Nous devons être créatifs et trouver des solutions. J’entends identifier les besoins spécifiques requis par les autorités ukrainiennes et, à partir de là, chercher à construire une solution immédiate qui fédère toute l’Union européenne. Je pense que l’intégration de l’Ukraine dans le marché commun est très importante, avec la libération des règles douanières. Le rôle du Portugal est d’écouter tout le monde et d’essayer de trouver un consensus », a-t-il ajouté.

Lors de sa présence institutionnelle dans la capitale ukrainienne, outre la rencontre avec Volodymyr Zelensky, le Premier ministre portugais aura également un entretien avec son homologue, Denys Shmygal, dont il l’a formellement invité à se rendre en Ukraine.