À quelques jours du sommet de Bruxelles qui doit discuter d'un financement d'une importance vitale pour la reprise après une pandémie, le Premier ministre António Costa est en tournée en Europe, ce qui laisse supposer qu'il «établit des positions équitables» avec ses collègues dirigeants.

Aujourd'hui, c'est une réunion avec Mark Rutte – le Premier ministre néerlandais – à Haia. Demain, ce sera Budapest pour parler avec le Premier ministre hongrois Victor Orban.

Mais la réunion d’aujourd’hui est potentiellement «importante», dans la mesure où Rutte est à la tête d’un pays qui a constamment critiqué les États membres du Sud pour la façon dont ils gèrent leurs finances (cliquez ici).

La Hollande est membre des soi-disant «frugaux» (dont l'Autriche, la Finlande, le Danemark et la Suède) qui seraient opposés au plan «bazooka» de 750 milliards d'euros proposé par le président Macron et la chancelière allemande Angela Merkel (cliquez ici).

Dans le cadre du plan bazooka, le Portugal devrait recevoir près de 35,8 milliards rien qu'en subventions. Mais c’est s’il est approuvé – c’est donc la semaine de M. Costa: une tâche ardue pour rallier d’autres États membres avant le sommet qui s’ouvre vendredi.

Ce sera la première réunion «face à face» des dirigeants européens depuis le début de la pandémie.

Expliquez les rapports ici, l'un des moyens de «persuader» les frugaux d'accepter l'accord Macron-Merkel est de maintenir des «rabais» et des «remises» controversés qui profitent aux plus gros payeurs – Hollande, Autriche, Danemark, Suède et aussi Allemagne.

Mais ailleurs, les doutes sont omniprésents. Le Financial Times, par exemple, affirme que les frugaux ne sont pas d'humeur à parler gentiment (même du Premier ministre «  optimiste '' du Portugal) et sont convaincus qu'ils vont réduire la taille globale non seulement du bazooka, mais du prochain billion de dollars pluriannuel Budget de l'UE.

natasha.donn@algarveresident.com