Novo Banco a défendu, dans une lettre envoyée au parlement, que la proposition d’Iberis de racheter la dette d’Imosteps, par Luís Filipe Vieira, ne constituait pas un conflit d’intérêts, contrairement à ce qui était compris par le Fonds de résolution.

« Bien sûr, pour Novo Banco, la proposition d’Iberis ne constituait pas un conflit d’intérêts, sinon elle n’aurait pas été approuvée par les structures internes compétentes et recommandée à FdR [Fundo de Resolução]», peut-on lire dans une lettre envoyée à la commission d’enquête parlementaire sur Novo Banco, à laquelle Lusa a eu accès.

Selon la lettre, « les informations que la banque avait concernant la proposition présentée par Iberis [ligada a José António dos Santos], c’est-à-dire en ce qui concerne le dernier bénéficiaire effectif, il a été mis à la disposition tant du Fonds de résolution – avec la demande d’autorisation et des éclaircissements qui en découlent – ​​que du Comité de suivi ».

La lettre du président exécutif António Ramalho, qui répond aux questions du PS et du PSD, aborde les opérations décrites dans l’opération Carton rouge, qui implique l’ancien président de Benfica et leader de Promotelor, Luís Filipe Vieira, son fils, Tiago Vieira, ainsi que les hommes d’affaires José António dos Santos et Bruno Macedo.

Selon des documents du ministère public sur l’opération Carton rouge, la dette d’Imosteps a fait perdre 45,6 millions d’euros à Novo Banco, et Luís Filipe Vieira avait l’intention de la racheter, afin d’éliminer les garanties personnelles qui y étaient associées.

Cependant, cet achat n’a pas pu être effectué directement par Vieira ou par des parties liées, donc l’administrateur de Novo Banco Vítor Fernandes l’aura mis en garde à ce sujet, selon le document.

Le Fonds de résolution a identifié une partie liée à Luís Filipe Vieira, à savoir José António dos Santos, qui avait avancé avec l’une des propositions de rachat de la dette d’Imosteps, en l’occurrence via la société Iberis Semper, et a mené la première transaction.

La dette d’Imposteps a ensuite été incluse dans le portefeuille de Nata II, le ministère public étant convaincu que Tiago Vieira a engagé des procédures avec des fonds internationaux qui achètent généralement des créances douteuses (dans ce cas Bain et Davidson Kempner), dans un processus qui a également inclus l’administrateur de le DAU de Benfica Miguel Ângelo Moreira, exprimant son intérêt pour l’achat de la dette.

« Sachant que Novo Banco souhaitait clôturer la vente des crédits « Projeto Nata II » d’ici la fin juin et ayant été informé par Vítor Fernandes de l’inclusion de la dette d’Imosteps dans Nata II et de la meilleure façon de la retirer, les défendeurs Luís Filipe Vieira et Tiago Vieira ont alors décidé de concevoir un schéma qui leur permettrait de présenter une proposition écrite », lit-on dans le document.

Cette stratégie, selon le député, « donnait l’impression qu’il y avait plusieurs intéressés à acquérir les crédits ».

Selon le député, Luís Filipe Vieira a donné des instructions pour l’acquisition de la dette à l’acheteur Davidson Kempner, qui a été faite pour 9 millions d’euros, en utilisant des fonds de José António dos Santos, via un fonds appelé Fundo Portugal Reestructuring Fund FCR.

Le document du député indique que Vieira a fini par vendre Imosteps au fonds pour 1 euro, « réglant ainsi la dette d’Imosteps d’un montant de 54,3 millions d’euros, qui était auparavant garantie par lui au moyen de cinq billets à ordre. ont été restitués, réussissant à mettre fin à cette caution personnelle ».

Après la vente, ajoute-t-il, Luís Filipe Vieira a cessé de détenir 50 % du capital d’OATA SGPS, mais a continué à prendre toutes les décisions relatives aux activités de ces deux sociétés et aux actifs au Brésil.

JE/JF // JNM