Après avoir accueilli les chefs de gouvernement espagnol, Pedro Sánchez et italien, Giuseppe Conte, à Lisbonne la semaine dernière, pour préparer le sommet des 17 et 18 juillet au cours duquel les 27 tenteront de parvenir à un compromis sur la la reprise économique et sociale dans l'UE face à la crise de la covid-19, Costa se rend actuellement aux Pays-Bas, l'un des pays «frugaux», avec des positions plus divergentes par rapport aux Portugais.

Cependant, malgré les différences de position entre le Portugal et les Pays-Bas dans l'Union européenne, António Costa entretient de bonnes relations personnelles avec Mark Rutte, ayant déjà été reçu à La Haye au début de son mandat de Premier ministre en 2016. À son tour, le chef du gouvernement néerlandais a également effectué une visite officielle au Portugal.

Après la réunion à La Haye, qui aura lieu lors d'un dîner de travail à la résidence officielle du chef du gouvernement néerlandais, António Costa poursuivra sa série de contacts avec ses homologues européens, se rendant à Budapest, où il sera reçu mardi par le Premier ministre. Hongrois, Viktor Orbán.

Outre les rencontres en personne, Costa a maintenu ces derniers jours plusieurs contacts, par téléphone et par vidéoconférence, avec ses autres homologues européens, après s'être entretenu jeudi avec le Premier ministre letton, Krisjanis Karins, et vendredi matin avec Premier ministre du Danemark, Mette Frederiksen.

Ces réunions de travail préparatoires visent à rassembler les positions pour le sommet des chefs d'État et de gouvernement qui se tiendra entre vendredi et samedi à Bruxelles, le premier en personne depuis le début de la crise du Covid-19, dans lequel les 27 essayer de parvenir à un compromis sur les propositions de fonds de relance et de cadre financier pluriannuel pour 2021-2027.

Vendredi, le président du Conseil européen, Charles Michel, a présenté une proposition révisée de plan de relance, qui ramène le budget pluriannuel 2021-2027 à 1,07 milliard d'euros, mais maintient le Fonds de relance à 750 milliards.

La proposition de Charles Michel sur la table en vue de parvenir à un compromis entre les 27 plus tard ce mois-ci, élaborée après des contacts bilatéraux avec les dirigeants européens au cours des dernières semaines, réduit le montant global du cadre financier pluriannuel de l'UE d'environ 2%. L'Union européenne pour les sept prochaines années par rapport à la proposition de la Commission (1,1 milliard d'euros), mais cela n'aggrave pas les coupes déjà prévues pour la politique de cohésion et d'agriculture.

En revanche, il maintient la valeur du Fonds de relance suggéré par l'exécutif communautaire, ainsi que l'équilibre entre subventions et prêts, à condition que les deux tiers (500 milliards d'euros) soient canalisés vers les États membres non remboursables et le reste ( 250 milliards) sous forme de prêts.

Pour «faire plaisir» aux pays frugaux, le président du Conseil européen propose, entre autres mesures, le maintien des «rabais» controversés, des «rabais» dont bénéficient les gros contributeurs nets, pour la Hollande, l'Autriche, le Danemark, la Suède et l'Allemagne.

ACC (PMF) // PA

Le contenu qu'António Costa rencontre aujourd'hui avec un homologue néerlandais à La Haye apparaît pour la première fois à Visão.