Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Culture, Graça Fonseca, à la ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale, Ana Mendes Godinho, et au responsable des finances, João Leão, la structure syndicale est très critique quant à la mise en œuvre du PREVPAP (Programme de régularisation extraordinaire des liens précaires dans l'administration publique) sur la chaîne publique.

«Le bilan final de PREVPAP chez RTP est un embarras absolu», affirme la structure, garantissant que l'entreprise ne respecte pas l'ancienneté de ces travailleurs précaires en matière d'intégration. Ce sont les employés embauchés par des entreprises qui fournissent de la main-d’œuvre («externalisation»).

«Comme il l'a fait avec ceux qui ont été exploités le 'faux reçu vert' envoyé directement à l'entreprise, on s'attendait à ce que RTP respecte les décisions de CAB-Cultura (Commission bipartite d'évaluation), admet la nature illégale du lien préexistant de ces les travailleurs et les intégrer en respectant le «minimum olympique de décence», en reconnaissant au moins leur ancienneté », lit-on dans le même communiqué.

«Dans une attitude que l'on ne peut que qualifier de mesquine», RTP «a présenté ces travailleurs, non pas un contrat de travail, comme c'était leur obligation de le faire, mais une innovation: un surnom de« convention d'intégration »dans lequel la date d'entrée des cadres de l'entreprise est… la semaine dernière », déclare Sinttav.

Après avoir interrogé la direction des ressources humaines de RTP, le syndicat garantit que les travailleurs ont été informés que la chaîne publique «n'a pas l'intention de reconnaître l'ancienneté des travailleurs ayant des décennies de dévouement au service public de la radio et de la télévision au Portugal, car il considère que le le fait qu'ils aient été «exploités administrativement» par un tiers ne leur donne pas ce droit ».

"Evidemment, rien de tout cela n'est conforme à l'ordonnance qui régit PREVPAP ou à toute réglementation légale connue, même en violation des principes fondamentaux du droit", assure l'entité.

Interrogée par Lusa, une source officielle de RTP affirme que «l'entreprise a jusqu'à présent intégré environ 260 prestataires de services, toujours en respectant les règles énoncées dans PREVPAP».

Selon la même source, «le dernier groupe en cours d’intégration concerne 43 travailleurs des entreprises« sous-traitantes », sur lesquels RTP ne dispose d’aucune information, ni sur leur ancienneté, ni sur le nombre de jours où ils ont travaillé chez RTP, étant donné qu'ils appartenaient à des sociétés tierces et que RTP louait des services à des entreprises et non à des personnes spécifiques ».

L'entreprise publique garantit cependant qu '«elle a mené des analyses au cas par cas et a considéré toutes les antiquités possibles pour être correctement prouvées», assurant que «cette analyse se poursuivra».

"Concernant la date d'intégration, légalement cette date ne peut intervenir qu'après la date de l'approbation ministérielle, et c'est ce qui s'est toujours produit dans ce processus, si dans certains cas cela arrive plus tard c'est dû au manque de disponibilité des salariés", explique RTP.

Sinttav souligne également, à son tour, que «le fait que la majorité de ces travailleurs travaillent pour RTP dans les régions autonomes de Madère, aux Açores et dans le centre de production nord aggrave encore cette injustice et contribue aux asymétries régionales dans le traitement des citoyens qui ils ne sont pas du tout acceptables pour une entreprise qui a le Portugal dans son nom », lit-on dans la même lettre.

Sinttav rappelle que «les travailleurs qui avaient reconnu que le lien qu'ils entretenaient avec RTP était insuffisant étaient obligatoirement au service de l'entreprise pendant au moins trois ans» et accuse l'entreprise publique de ne même pas vouloir «reconnaître que les travailleurs étaient précaire dans la période analysée dans la décision qui est désormais requise par la loi pour se conformer à ce qui n'a aucun sens ».

Selon la structure, le recours au «travail précaire à RTP» est maintenu et un récent «recensement» a identifié l'embauche de plus de 80 travailleurs sur une base précaire, après le processus qui était censé y mettre fin ».

La lettre en question a également été envoyée aux groupes parlementaires de l'Assemblée de la République (y compris les Açores et Madère), au comité des travailleurs du RTP, aux sous-commissions des travailleurs du RTP, au conseil d'opinion et au conseil général indépendant.

ALYN // MSF

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