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UGT/Congrès : Mário Mourão veut que le gouvernement donne l’exemple et augmente les salaires de la fonction publique

« Le gouvernement doit assumer, dès le départ, sa responsabilité, en tant que premier employeur, d’une politique de valorisation salariale de tous ses travailleurs », a déclaré le syndicaliste devant les délégués et invités du congrès de l’UGT, lors de la séance de clôture de la principale réunion qui l’a élu.

Pour le syndicaliste, « reprendre la discussion sur la valorisation des salaires et des revenus reste une priorité » qui devient « d’autant plus opportune et urgente, compte tenu des ressources disponibles à appliquer dans les changements structurels » de l’économie.

Selon Mário Mourão, l’un des objectifs sur lesquels l’UGT va s’engager est lié au fait que le programme gouvernemental inclut dans les prévisions macroéconomiques une augmentation du salaire moyen d’environ vingt pour cent, jusqu’à la fin de la législature actuelle.

« Cependant, puisque le poids des salaires dans le produit intérieur brut portugais est, plus ou moins, à quarante-quatre pour cent, l’UGT proposera et prétendra que ce nombre s’élève à quarante-huit pour cent d’ici la fin de ce quadriennat, faisant ainsi possible d’atteindre la moyenne européenne dans ce chapitre », a-t-il déclaré.

Mais, selon Mário Mourão, cette lutte pour des salaires plus et meilleurs, notamment dans l’administration publique et dans le secteur des entreprises d’État, ne sera pas menée contre le gouvernement, mais avec le gouvernement, car c’est l’exécutif qui est en charge, trouver, exclusivement et en dernier ressort, l’équilibre nécessaire, avec les autres partenaires, pour la dignité des travailleurs.

Mário Mourão a reconnu que le scénario économique, dans un contexte de guerre, « génère de grandes incertitudes », après la crise provoquée par la pandémie de covid-19.

« C’est en raison de ces incertitudes et de la nécessité et de l’opportunité d’accélérer la trajectoire de la reprise et d’une relance plus solide et plus robuste, mais aussi plus cohérente et inclusive de l’économie, que les salaires jouent un rôle important dans le dynamisme de l’économie et de l’emploi, il considéra. .

Le nouveau dirigeant de l’UGT, a souligné que «les travailleurs, retraités et retraités portugais ont été confrontés ces derniers mois à une pression inflationniste permanente qui entraîne des pertes importantes de pouvoir d’achat, avec une gravité particulière pour les ménages à faible revenu».

« L’UGT, dans le cadre du dialogue social, exigera une discussion encore plus approfondie pour l’adoption de mesures immédiates pour soutenir non seulement les entreprises, mais aussi ceux qui vivent des maigres revenus de leur travail. Nous nous battrons avec détermination pour l’augmentation moyenne des salaires », a-t-il déclaré.

Le syndicaliste a salué « l’augmentation consécutive du salaire minimum » ces dernières années, mais a défendu la nécessité de « partir à un autre niveau de revendication, basé sur la discussion et la mise en œuvre d’une augmentation significative des salaires moyens, qui se distinguent à peine de la salaire minimum ».

« Cela signifie que le moment est venu d’accorder une plus grande attention et aussi une plus grande dignité aux travailleurs qui appartiennent à la tranche considérée comme « classe moyenne ». Un pays avec une classe moyenne fragilisée est un pays qui s’engage dangereusement sur la voie descendante de la pauvreté », a-t-il défendu.

Selon Mário Mourão, c’est dans ce domaine que « la concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux doit assumer un rôle plus actif et permanent dans la réponse urgente et dans la mise en œuvre d’une stratégie de développement ».

« Il faut aussi se mettre au travail pour atteindre un autre objectif dans le domaine de la concertation sociale, la rendre plus productive et sortir du ghetto dans lequel elle se trouve et dont émergent peu de résultats concrets », a-t-il estimé.

Le syndicaliste a également souligné que « la concertation sociale n’annule pas, n’empêche pas, n’invalide pas la négociation collective bilatérale, avec les syndicats et les employeurs, qui devra assumer un rôle plus dynamique et interactif, accordant un rôle plus pertinent aux instruments de régulation du travail ».

RRA/MLL // PJA

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