« La Cour constitutionnelle a décidé de ne pas connaître de la demande du procureur général de la République qui a invoqué la nullité du jugement n° aujourd’hui par les juges de Ratton Palace.

Dans le texte, le TC allègue également que les arguments soulevés par le demandeur étaient « manifestement infondés ».

« D’une part, l’autorisation de stocker des données sur un territoire soustrait à la compétence d’une autorité administrative indépendante viole l’obligation de conservation dans un État membre de l’Union européenne, impliquant l’inconstitutionnalité de la règle concernant toutes les données énumérées à l’article 4. º (point 16. du raisonnement) », dit-il.

D’autre part – poursuit le tribunal -, « les effets de la déclaration d’inconstitutionnalité sont déterminés par la Constitution et non par la Cour constitutionnelle et se réfèrent à la date d’entrée en vigueur des règles inconstitutionnelles ».

« Une éventuelle limitation des effets de l’inconstitutionnalité non seulement n’était demandée par aucun des intervenants, mais placerait l’État portugais dans une situation de non-respect du droit de l’Union européenne (arrêt CJUE du 5 avril 2022, commissaire d’An Garda Síochána , procès-verbal C-140/20, n.º 128) », rappellent les juges de Ratton Palace.

La Cour précise également que « les règles qui déterminent une obligation indifférenciée de conservation des métadonnées, aux termes du paragraphe 4 de l’article 8 de la Constitution, ne pouvaient plus être appliquées par aucune autorité nationale (y compris judiciaire) depuis 2014, date à laquelle la Cour de la justice de l’UE a conclu qu’il était incompatible avec la Charte des droits fondamentaux de l’UE — comme, d’ailleurs, la CNPD l’a jugé dans la délibération no.

La procureure générale de la République, Lucília Gago, a défendu lundi que la décision de la Cour constitutionnelle (TC) sur la loi sur les métadonnées est nulle, car elle estime qu’il y a « une contradiction entre le raisonnement et le jugement d’inconstitutionnalité ».

« Le procureur général de la République a contesté la nullité de la décision en cause, estimant qu’il existe une contradiction entre la motivation et le jugement d’inconstitutionnalité tombé sur l’article 4 de la loi n° 32/2008 du 17 juillet, notamment en ce qui concerne la conservation des données de base et de la propriété intellectuelle », lit-on dans une réponse du PGR envoyée à l’agence Lusa.

La nouvelle a été avancée par le journal Público, qui déclare que Lucília Gago, la plus haute représentante du ministère public, dans une décision rare, a signé un document de procédure, envoyé aujourd’hui au TC, dans lequel elle défend la nullité de la décision de ce tribunal concernant la loi sur les métadonnées, qui impose une interdiction rétroactive de la collecte de ce type d’informations à des fins d’enquête pénale.

Le TC a annoncé le 27 avril qu’il avait déclaré inconstitutionnelles les règles de la soi-disant «loi sur les métadonnées», qui déterminent la conservation des données de trafic et la localisation des communications pendant une période d’un an, en vue de leur éventuelle utilisation à des fins criminelles. enquête.

Dans un arrêt rendu le 19, le TC a compris que le stockage des données de trafic et de localisation de toutes les personnes, de manière généralisée, « restreint de manière disproportionnée les droits à réserver l’intimité de la vie privée et l’autodétermination informationnelle ».

L’éventuel impact de cette décision sur les processus utilisant les métadonnées dans les enquêtes criminelles depuis 2008 est déjà questionné par différents agents de la justice.

JPS // MAG