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TAP garantit le droit de grève pendant la restructuration – Gouvernement

Le ministère de l’Infrastructure et du Logement (MIH) a garanti aujourd’hui, dans un communiqué, que le droit de grève au TAP est maintenu pendant le processus de restructuration, soulignant son «indisponibilité constitutionnelle».

Cette clarification intervient après que le président du Syndicat national du personnel navigant de l’aviation civile (SNPVAC), Henrique Martins, ait déclaré aujourd’hui au Parlement que «l’accord d’urgence sur la table est une attaque complète contre les droits des travailleurs, la négociation collective et même la Constitution, car même le droit de grève est limité ».

La tutelle, à son tour, a assuré qu ‘«il est faux que la direction de TAP, SA ait proposé aux syndicats une clause inconstitutionnelle qui interdit le recours du droit de grève», faisant référence que «la clause qui a été proposée découle de l’article 542 . Du Code du travail, communément appelée «clause de paix sociale relative» ».

Selon la tutelle, la clause sur la table «propose seulement que, pendant la durée de l’accord, les syndicats s’engagent à ne pas recourir aux moyens de lutte ouvrière en relation avec les matières faisant l’objet d’un accord, la TAP s’engageant au contraire, tout faire pour assurer la normalisation du fonctionnement de l’entreprise et l’appréciation des conditions de travail des travailleurs ».

« À la lumière de la clause à l’examen, les syndicats pourraient toujours, en toutes circonstances, exercer le droit de grève en relation avec d’autres questions non prévues dans l’accord ou, même, en relation avec ces questions », a déclaré la tutelle,  » s’ils comprenaient qu’ils n’étaient pas respectés par TAP Management ».

Le MIH conclut en disant que, « en bref, le droit de grève, compte tenu de son indisponibilité constitutionnelle, n’a pas été – et ne pouvait pas être – remis en cause ».

La semaine dernière, l’accord, auquel Lusa avait accès, indiquait que «les parties s’engagent, d’ici la fin du premier trimestre 2021, à entamer des pourparlers sur le développement d’un processus de révision complet» de l’AE (Accord et «le SNPVAC , aux termes de l’article 542 du code du travail, s’engage à ne pas recourir aux moyens de lutte ouvrière en relation avec les matières contenues dans cet accord d’urgence, TAP s’engageant à tout faire pour assurer la normalisation du fonctionnement et la pondération des conditions de travail du personnel de cabine ».

Le plan de restructuration de TAP, livré à Bruxelles en décembre, prévoit la suspension des accords d’entreprise, mesure sans laquelle, selon le ministre de l’Infrastructure et du Logement, Pedro Nuno Santos, il ne serait pas possible de restructurer TAP.

Le plan prévoit le licenciement de 500 pilotes, 750 personnels de cabine, 450 ouvriers de maintenance et d’ingénierie et 250 des zones restantes et une réduction de 25% de la masse salariale du groupe (30% dans le cas des personnes morales) et du nombre d’avions qui font augmentation de la flotte de l’entreprise, de 108 à 88 avions commerciaux.

ALYN (PD / MPE) // EA

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