Rui Moreira a réagi aujourd’hui, dans des déclarations à Lusa, à l’avis publié au commissariat du centre-ville de Porto, qui indique que « Pour des impératifs opérationnels, le service public est suspendu jusqu’à 16h00 ».

« J’ai été complètement surpris. Au fait, aujourd’hui j’ai parlé avec le commandant [da Polícia Municipal do Porto] Leitão da Silva et moi avons pris soin de lui demander s’il en connaissait et il [respondeu que] ne savait rien. C’est une situation qui m’inquiète beaucoup », a déclaré le maire.

Il a poursuivi : « fermer temporairement un poste de police est toujours mauvais, mais celui-là en particulier… Les postes de police les plus proches sont Heroísmo, à Bonfim, et l’autre, à ma connaissance, est Cedofeita. Or si la PSP elle-même considère que la zone la plus vulnérable de la ville et que c’est ce qui a justifié, par exemple, les choix faits en matière de vidéosurveillance, si l’on sait, par exemple, pour ceux qui nous visitent que la perte de documents peut les forcer à passer par un commissariat pour se déplacer, nous sommes très inquiets à cause de la population, car c’est l’endroit le plus vulnérable ».

Insistant sur le fait que « ce n’est pas très bien compris, car s’il y avait un commissariat qui ne pouvait pas fermer, c’était bien celui-là », Rui Moreira critique également le peu d’informations mises à disposition, car, à la lecture de l’avis public, « on ne Je ne sais pas jusqu’à quelle heure cela fonctionnera, si ce sera la nuit ou non », a-t-il prévenu.

Rui Moreira promet donc de porter l’affaire devant la réunion publique de l’exécutif prévue lundi, en même temps qu’il admet avoir eu une conversation peu après avec le ministre de l’Administration interne.

« C’est vrai, on le sait, qu’il y a un grand manque de ressources humaines. Nous le ressentons nous-mêmes dans la police municipale, nous avons perdu du personnel et nous n’avons pas pu trouver d’agents PSP pour occuper les postes, nous n’avons pas un contingent complet pour le moment, mais la vérité est que le conseil municipal de Porto a fait un grand effort pour soutenir le PSP, que ce soit avec l’achat de voitures, ou avec la vidéosurveillance que nous allons payer, ou dans une autre affaire importante, par exemple, les pouvoirs de circulation passés à la police municipale, qui est censé alléger le travail du PSP en termes de protection et de sécurité », a rappelé le président de la deuxième plus grande chambre du pays.

Estimant, dans cette logique, qu' »il aurait dû être informé en amont de la situation », il a réitéré que « le maire, dans une affaire comme celle-ci, doit être informé (…) et la population doit être informée », et que cela ne se fait pas en « affichant un avis dans un commissariat ».

« Je vais essayer de parler avec le ministre [José Luís Carneiro]je ne veux pas vous déranger un dimanche, notamment parce que la décision a été prise, mais je suis sûr que lundi, après la réunion de l’exécutif, j’essaierai de parler au ministre ou au secrétaire d’État [Isabel Oneto] qui, en plus, est une personne qu’il connaît bien et qui a été gouverneur civil, donc il le sait mieux que quiconque », a-t-il déclaré.

JFO // HB