PAN, le parti représentant les hommes, les animaux et la nature, a officiellement déposé une plainte contre l’Espagne auprès des Nations Unies, à la suite de l’extension par l’Espagne du fonctionnement de sa centrale nucléaire vieillissante à Almaraz (cliquez ici).

Les risques associés à Almaraz font la une des journaux depuis des années (cliquez ici).

Il en va de même pour la perception de l ’« inertie »du gouvernement portugais pour y faire face (cliquez ici).

Comme le souligne André Silva, le principal député du PAN, ce qui est crucial à ce stade est une «évaluation transfrontalière de l'impact environnemental» de la décision de prolonger la durée de vie de la centrale de 41 ans qui gère deux réacteurs très anciens au-delà de 2023 / 2o24 limite précédemment établie.

La dernière approbation de l’Espagne prolonge la durée de vie des réacteurs jusqu’en 2027 et 2028 respectivement.

Dit Silva: «Nous avons d’une part» l’Espagne qui viole deux conventions, et de l’autre un gouvernement portugais et un ministre portugais de l’environnement qui ne font rien à ce sujet.

La décision unilatérale de l'Espagne de prolonger encore la durée de vie d'une usine située si près du territoire portugais – sans parler des rives du fleuve Tejo – est «un affront au peuple portugais» qui, selon une étude menée par l'armée portugaise, serait gravement touché en cas d'incident grave de tout type (cliquez ici).

Les deux conventions auxquelles André Silva fait référence sont la Convention d’Espoo, qui impose des impacts environnementaux dans des situations comme celles-ci, et la Convention d’Arhus, qui oblige Madrid à «informer et consulter» ses homologues portugais avant de prendre toute décision.

Selon Silva, «il est fondamental que la communauté internationale soit alertée sur ce problème, qui n'est pas simplement environnemental, mais aussi social et politique».

«Idéalement» Almaraz aurait dû être mis en veilleuse il y a 10 ans «mais les autorités espagnoles ont successivement renouvelé sa poursuite», malgré les risques croissants d’accident nucléaire qui, comme le souligne Silva, aurait un «impact désastreux» sur le Portugal.

C'est en fait la deuxième fois qu'une plainte officielle est déposée contre l'Espagne pour activité à Almaraz. Une tentative d’arrêter la construction d’un entrepôt de déchets nucléaires en 2017 a abouti à la création d’une commission, mais celle-ci n’a jamais présenté de «matériaux» / conclusions ou rapports à proprement parler.

natasha.donn@algarveresident.com