Dans un communiqué, le Parti communiste portugais explique avoir remis au parlement, vendredi, un projet de loi visant à protéger les télétravailleurs, qui a augmenté de façon exponentielle depuis le début de la pandémie de covid-19.

Le parti commence par dire que «dans le concept de télétravail se mêlent des réalités très différentes: le télétravail dans les locaux de l’entreprise, le télétravail dans un espace commun à plusieurs entreprises et le travail depuis la résidence des travailleurs, qui est, après tout, qui vise à être promu et déifié ».

«Pour le PCP, il n’est pas question de profiter des nouvelles technologies pour le développement et l’amélioration des conditions de travail et de vie. Ce qui est en jeu, comme la vie l’a démontré à maintes reprises, c’est l’utilisation du grand capital pour créer des illusions et affaiblir les travailleurs ou réduire les droits », poursuit le communiqué.

Le parti dénonce que ce régime a provoqué « des pressions pour prolonger les heures de travail, les rythmes de travail, la disponibilité permanente » et le « transfert aux travailleurs » de divers coûts, ainsi que « l’atteinte à la vie privée et à l’intimité des travailleurs ».

Des problèmes sont également signalés, tels que la menace de la fin de certaines composantes de la rémunération, comme les subventions pour les repas et les transports, le «manque de responsabilité pour les questions de sécurité et de santé au travail» et l’isolement des travailleurs.

Ainsi, il est proposé de définir des allocations, à hauteur de 2,5% de l’indice de soutien social (IAS) par jour, « pour compenser le travailleur pour l’augmentation des dépenses, à savoir les communications, l’électricité, l’eau, entre autres ».

La partie considère que les outils de travail, leur installation et leur logement doivent être «fournis par l’employeur», et qu’un «emploi dans l’entreprise» doit être assuré.

Selon la proposition communiste, les travailleurs peuvent rejeter la proposition de télétravail et doivent respecter un horaire de travail qui «ne commence pas avant 8 heures et ne se termine pas après 19 heures».

Selon Eurofound, près de la moitié de la population active de l’Union européenne a fait du télétravail, en tout ou en partie, la pandémie de covid-19 en juillet, contre environ 10% avant la crise pandémique.

Au Portugal, la discussion sur la réglementation du télétravail devrait commencer après la conclusion du livre vert sur l’avenir du travail, qui devrait être conclu d’ici la fin de 2020, mais qui sera présenté mercredi aux partenaires sociaux.

ILYD (DF / RRA) // ROC