L’audition de Rui Pinto, créateur des «  Football Leaks  » et accusé dans l’affaire du même nom, a échoué aujourd’hui dans la commission d’enquête à Novo Banco, après deux nuls dans le vote, qui dans le second signifie conduire.

Lors du vote d’aujourd’hui dans l’éventuelle commission d’enquête parlementaire sur les pertes enregistrées par Novo Banco et attribuées au Fonds de résolution, les députés du PSD, BE, PCP et PAN ont voté en faveur, João Cotrim de Figueiredo (IL) s’est abstenu et le PS et le CDS-PP voté contre.

Après un premier match nul 8-8 (le vote se fait par nombre de députés), les parlementaires se sont disputés sur la manière d’obtenir les informations auxquelles Rui Pinto avait accès, la question qui les divisait.

Le vote a fini par être répété avec le même résultat et, selon le règlement de l’Assemblée de la République, une égalité au second vote équivaut à un rejet.

Dans son compte sur le réseau social Twitter, Rui Pinto a publié, le mois dernier, des messages sur BES, Prébuild (grand débiteur de Novo Banco) ou sur l’audition de Luís Filipe Vieira (président de Promovalor et Benfica) au parlement, interrogeant si «certains éléments de l’IPC [Comissão Parlamentar de Inquérito] ils ne veulent pas savoir »ce que vous avez à dire.

Le procès de l’affaire Football Leaks se poursuit le 24 juin. Dans le même temps, l’avocat de Rui Pinto, Francisco Teixeira da Mota, a déclaré au panel de juges, présidé par Margarida Alves, que l’accusé ferait des déclarations au procès, après l’interrogatoire des témoins et avant la phase finale des allégations.

Rui Pinto, 32 ans, est responsable d’un total de 90 crimes: 68 d’accès indu, 14 de violation de correspondance, six d’accès illégitime, ciblant des entités telles que Sporting, Doyen, le cabinet d’avocats PLMJ, la Fédération portugaise de football (FPF ) et le bureau du procureur général (PGR), ainsi que pour sabotage informatique du SAD du Sporting et pour extorsion, sous la forme d’une tentative. Ce dernier crime concerne Doyen et c’est aussi ce qui a conduit à la prononciation de l’avocat Aníbal Pinto.

Le créateur de Football Leaks est libre depuis le 7 août, « en raison de sa collaboration » avec la police judiciaire (PJ) et de son « sens critique », mais est, pour des raisons de sécurité, inséré dans le programme de protection des témoins dans un lieu non divulgué et sous la protection de la police.

JE (JYGO) // EA