L'Association portugaise des hôtels, restaurants et assimilés (AHRESP) a déclaré aujourd'hui que le secteur avait perdu 49 000 emplois au troisième trimestre de cette année, selon une lettre ouverte envoyée au Premier ministre, António Costa.

«À ce jour, on sait déjà que la restauration, les établissements similaires et l'hébergement ont perdu plus de 49 000 emplois au 3ème trimestre 2020 (période normale de plus grande employabilité) et selon la dernière enquête de l'AHRESP, 41% des entreprises de restauration et Similars envisagent de devenir insolvables et 19% des hébergements touristiques vont dans le même sens », précise l'association.

"Nous connaissons le scénario difficile et instable dans lequel nous vivons, nous savons que la situation pandémique actuelle rend la vie difficile pour tout le monde, mais il n'est pas possible de continuer sur cette voie désastreuse pour nos activités économiques", lit-on dans la lettre.

L'AHRESP prévient le Premier ministre qu '«à chaque quinzaine qui passe, les agents économiques voient les règles du jeu changer, avec toute l'incertitude et l'insécurité que génère cette situation, auxquelles ils ajoutent tous les coûts auxquels ils sont confrontés et qui leur sont venus. à exiger », selon la lettre.

Pour l'association, les nouvelles restrictions, qui imposent une «interdiction de circulation sur la voie publique», tous les jours «entre 23 heures et 5 heures du matin, la mesure étant aggravée le week-end, lorsque le la circulation est interdite de 13h00 à 5h00 »constituent« une attaque sans précédent », sachant que« de nombreux établissements de restauration et assimilés effectuent une grande partie de leur facturation, précisément le week-end ».

«Nous ne pouvons pas comprendre qu'une série d'exceptions soient établies, certaines de nature comparable, comme c'est le cas de l'exception de mouvement aux fins de voyager, par exemple, vers des supermarchés qui, il faut le noter, ont souvent à l'intérieur tous identiques restauration »regrette AHRESP.

«D'un autre côté, il n'y a aucune raison de se rendre dans les épiceries et autres établissements vendant des produits alimentaires, mais pas dans les restaurants et autres», dit-il.

Les restrictions «si elles sont absolument fondamentales à la situation actuelle» doivent alors «respecter le principe de proportionnalité à l'impact des limitations qui nous sont imposées, avec la révision et le renforcement urgents du soutien prévu, sur la base des 10 mesures que le L'AHRESP les a identifiées et présentées comme les seuls moyens possibles pour éviter les insolvabilités de masse »qui entraîneront la perte de milliers d'emplois et une crise sociale, a averti l'organisation.

L'entité a rappelé les mesures qu'elle a déjà proposées «et qui impliquent des financements non remboursables pour les micro, petites et moyennes entreprises, correspondant à 50% de la ventilation des revenus constatés, en raison de la prolongation du licenciement simplifié jusqu'au 31 décembre 2021 pour inclusion des gérants et exonération du TSU »et la réduction temporaire du taux de TVA sur les services de restauration.

L'AHRESP appelle également à «l'exonération des loyers au prorata de la pause mensuelle de facturation» et «des mesures exceptionnelles pour la vie nocturne, inactive depuis mars 2020, ainsi qu'à la mise en place de nouveaux moratoires fiscaux et contributions, ainsi que tous les impôts et taxes dus jusqu'au 30 septembre 2021 ».

Enfin, l'association a rappelé "que ce mois commence une période de lourdes charges pour les entreprises, avec le paiement des salaires et des subventions de Noël et le paiement respectif des impôts et cotisations sociales".

ALYN // MSF

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