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Les dettes fiscales prescrites ont diminué de 86,4% en 2020 à 25,4 ME

La valeur des dettes fiscales considérées comme échues a baissé de 86,4% en 2020, à 25,4 millions d’euros, selon le Compte général de l’État (CGE) pour 2020 publié par le Budget général, soit la valeur la plus basse depuis 2005.

« La prescription de dettes fiscales, en 2020, s’élevait à 25,4 millions d’euros, ce qui représentait une baisse de 161,3 millions d’euros (-86,4%) par rapport à l’année précédente », précise le document, soutenant que cette baisse est due à l’allègement de la dette. qui a été réalisé les années précédentes.

Les données publiées annuellement par la CGE indiquent que le chiffre enregistré en 2020 est le plus bas depuis au moins 2005.

La TVA était la taxe ayant le plus grand poids (51,9%) dans le total des ordonnances pour 2020, mais c’est aussi celle avec la plus forte baisse de la valeur prescrite, passant de 107,4 millions d’euros en 2019 à 13,2 millions d’euros l’an dernier (en baisse de 87,7 %).

Selon la CGE, les recettes à percevoir par l’Administration des Impôts et des Douanes (AT) et pour lesquelles la période de collecte volontaire est passée, s’élèvent fin 2020 à 22 028 millions d’euros, ce qui traduit une augmentation de 882 millions d’euros par rapport à à la valeur de 2019.

« A fin 2020, 28,1 % du portefeuille correspondaient à de la dette active, 38,3 % suspendus et 33,6 % classés en mauvais », indique le rapport CGE.

En ce qui concerne le recouvrement coercitif de dettes, les données de 2020 indiquent qu’il s’élevait à 878,4 millions d’euros cette année-là, en baisse de 14,4% par rapport à l’année précédente. Le recouvrement de 243,1 millions d’euros de créance d’impôt sur les personnes physiques, 221,8 millions d’euros de TVA et 135,3 millions d’euros de revenus des sociétés explique ce montant.

Pour autant, la CGE pointe la « baisse significative du recouvrement des créances liées à l’impôt sur le revenu, de l’ordre de 101,3 millions d’euros (-21,1 %) », observée en 2020. En revanche, « les autres impôts directs ont influencé positivement le recouvrement. de la dette fiscale, avec une variation positive de 58,7 millions d’euros (249,7%) ».

Toujours dans le cadre des dettes fiscales, la CGE fait état de l’annulation de 524,7 millions d’euros de dettes fiscales en 2020, contre 386,1 millions d’euros en 2019.

Sont en cause les annulations constatées à la suite du dépôt de déclarations fiscales de remplacement par les contribuables et l’origine, en tout ou en partie, de procédures de contestation judiciaire et de recours en grâce.

LT // JNM

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