L’ambassadrice portugaise Isabel Brilhante Pedrosa a été déclarée «persona non grata» par le gouvernement vénézuélien et dispose de 72 heures pour quitter le pays.

Mme Brilhante Pedrosa est à la tête de la délégation européenne au Venezuela depuis 2018 – et a en fait reçu ses ordres de marche par le régime bolivarien en mai 2020 également.

À l’époque, c’était le président Nicolás Maduro qui avait déclaré la décision «quelques heures après que Bruxelles avait sanctionné 11 autres membres du gouvernement à Caracas», dit Expresso.

L’expulsion a été annulée quelques mois plus tard après que Maduro et l’UE sont parvenus à un nouvel accord.

Mais aujourd’hui, tout semble s’être effondré, car Bruxelles a ajouté 19 personnes supplémentaires à la liste des personnalités qui, selon elle, ont eu «un rôle dans des actes et des décisions qui ont sapé la démocratie et l’état de droit au Venezuela».

Le président du parlement vénézuélien, Jorge Rodríguez, semble avoir été cette fois aux commandes – demandant à la Chambre d’approuver une demande au gouvernement de déclarer à nouveau Mme Brilhante Pedrosa «persona non grata».

Selon M. Rodríguez, la dernière décision de Bruxelles est «erratique» et met en évidence «l’échec des plans interventionnistes européens».

«Je lève les deux mains pour vous demander de déclarer le représentant de l’UE« persona non grata ». Je lève les deux mains pour demander que les conditions dans lesquelles il existe un bureau de l’Union européenne ici au Venezuela soient révisées ».

Ainsi, une fois de plus, Mme Brilhante Pedrosa fera ses valises

L’histoire immédiate ici est les élections au Venezuela – les plus récentes en décembre 2020 – que les ministres des Affaires étrangères européens ont refusé de reconnaître comme «crédibles, inclusives ou transparentes». Mais la crise politique dans le pays remonte à des années et a déjà vu des millions de personnes partir – dont beaucoup retournent au Portugal (cliquez ici) – dans un désespoir absolu.

L’ajout de ces 19 dernières personnes à la «liste noire» européenne signifie qu’il y a désormais 55 fonctionnaires vénézuéliens interdits de se rendre en Europe, leurs avoirs dans le bloc étant «gelés».

M. Rodríguez a également demandé que le Parlement examine une plainte formelle auprès de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies.

Il affirme que les mesures de l’UE contre le Venezuela sont «unilatérales, illégales, grotesques et criminelles».

L’UE a entre-temps souligné qu’elle «continuera à travailler et à collaborer avec tous les partenaires civils au Venezuela pour promouvoir un dialogue pacifique et une solution démocratique et durable aux crises dans le pays».

Cette dernière fureur fait suite à une récente visite dans le pays du rapporteur spécial de l’ONU Alena Douhan qui a appelé divers gouvernements, dont le Portugal, à libérer les milliards d’actifs vénézuéliens détenus par différentes banques (cliquez ici).

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