Le PSD a demandé aujourd’hui l’audition parlementaire de la ministre de la Modernisation de l’État et de l’Administration publique, Alexandra Leitão, pour clarifier le partage éventuel de données de citoyens portugais à des fins d’exploitation commerciale de marques telles que Google.

« Impliquant un manque de respect potentiel pour la protection des données des citoyens, le possible partage indu résultant de l’exploitation commerciale des données de navigation des citoyens sur des plateformes de service public disponibles sur Internet, plateformes qui relèvent de la responsabilité du gouvernement portugais, est une situation préoccupante qui ne peut pas passer indemne et mérite d’être clarifié, et il est essentiel de comprendre ce qui se passe à cet égard », justifie la partie dans la requête.

Ainsi, le PSD souhaite entendre le ministre de la Modernisation de l’Etat et de l’Administration publique afin que « les éclaircissements nécessaires à ce sujet soient apportés ».

Selon le même texte des sociaux-démocrates, l’hebdomadaire Expresso rapportait vendredi que « des services publics comme la santé ont mis des données publiques à disposition pour une exploitation commerciale par Google et d’autres marques liées à la publicité ».

Il est également demandé par le PSD d’entendre la Commission nationale de protection des données « pour clarifier ce qui a été constaté, dans le cadre des pouvoirs respectifs de contrôle et d’inspection, sur cette situation ».

Selon le journal Expresso, les principales adresses du Système national de santé (SNS) ont fourni des données citoyennes pour l’exploitation commerciale de Google et d’autres marques liées à la publicité et, en plus des données de trafic telles que celles collectées par le service Google Analytics, les adresses SNS24.pt et SNS.gov.pt « collectent des données pour les campagnes publicitaires via le service Doubleclick ».

Vendredi, le gouvernement a précisé qu’en recourant à l’utilisation de Google Analytics par la plate-forme transversale à tous les services publics numériques (authenticao.gov.pt), « les données sensibles des citoyens ou toute information à des fins commerciales ne sont pas partagées ».

Dans une note transmise aux rédactions, le ministère de la Modernisation de l’État et de l’Administration publique a expliqué que, « dans le cas susmentionné de l’utilisation de Google Analytics par la plateforme authenticacacao.gov, dont l’utilisation est transversale à tous les services publics numériques, il est important de clarifier les informations fournies, car les données sensibles des citoyens ou toute information à des fins commerciales ne sont pas partagées ».

L’utilisation « à des fins statistiques est alertée lors de l’entrée sur le ‘site’, visée dans sa politique de confidentialité, peut être bloquée par l’utilisateur et ne fournit jamais de données personnelles capables d’identifier l’utilisateur », lit-on dans la note sur l’utilisation des ‘cookies’ sur les sites Internet de l’Etat.

Le même jour, la Commission nationale de protection des données a annoncé qu’elle analysait la manière dont l’administration publique utilise les ressources en ligne dans le cadre du traitement des données et qu’elle envisageait cette année de publier des lignes directrices sur l’utilisation des « cookies ».

JF (ALU/SO/CMP) // PDF