Le ministère public a abandonné cinq des affaires qu’il avait engagées contre le jeune génie informatique si souvent surnommé par la presse nationale un «hacker».

Rui Pinto, 31 ans, se considère comme un lanceur d'alerte tout comme ses avocats et de nombreux partisans.

Et enfin, le ministère public, et en fait la presse, «s’empare» de la terminologie la plus flatteuse.

En effet, Observador désigne désormais Rui Pinto comme «l’ancien hacker».

En fin de compte, la coopération active qu’il a accordée aux autorités chargées d’enquêter sur des pratiques clairement illégales dans le monde du football a persuadé le «super-juge» Carlos Alexandre d’approuver la suspension de cinq affaires.

Il ne s’agit pas (encore) d’un archivage formel «mais tout indique que les cinq enquêtes sur les délits d’accès informatique illégitime ont été formellement clôturées en un an et demi», écrit le site.

Dans l'intervalle, le jeune M. Pinto devrait poursuivre sa collaboration active et «ne pas recommencer à commettre des crimes identiques».

Les lecteurs qui ont suivi la rupture des «  Football Leaks '' – qui ont conduit à des affaires judiciaires très médiatisées impliquant des millions d'euros dans des stratagèmes «  ingénieux '' d'évasion fiscale – la source a toujours été décrite comme un «  fervent fan de football portugais qui désespère de la corruption et l'avarice dans son sport »(cliquez ici).

Il est universellement admis que Rui Pinto était / est ce fervent fan de football portugais.

Il a été arrêté en Hongrie l’année dernière et fait face à 90 crimes (en baisse par rapport à une feuille d’accusation originale de 147) pour son «accès» à Internet non autorisé mais inestimable.

Depuis que le jeune M. Pinto a commencé sa «  collaboration '' avec les enquêteurs portugais, beaucoup de choses ont changé dans le monde du football national (cliquez ici), et ce n'est que la semaine dernière le directeur du DCIAP (département des enquêtes criminelles et de l'action pénale) et le procureur général adjoint Albano Pinto (aucune relation) a félicité Rui Pinto pour sa «disponibilité totale et sa spontanéité pour aller à la vérité».

Le mois dernier, c'est le chef de la PJ Luís Neves qui l'a félicité (cliquez ici).

Les avocats de Rui Pinto ont entre-temps demandé que leur client soit finalement libéré de l’assignation à résidence. Il est effectivement «emprisonné», incapable d’utiliser Internet, depuis sa détention en 2019.

natasha.donn@algarveresident.com