« Le Conseil des ministres a approuvé aujourd’hui un amendement au décret-loi qui établit le régime juridique du contrat national de transport routier de marchandises, y compris les délais d’attente, qu’ils soient liés au transport national ou international », indique la note.

Ce changement fait suite « au rapport remis au gouvernement par le comité de suivi qui a évalué le modèle d’autorégulation convenu et conclu que les délais d’attente restent excessifs et que cela a été préjudiciable à l’économie nationale et à la productivité des entreprises ».

« Rappelons qu’en décembre 2019, un accord-cadre a été signé par près d’une vingtaine d’organisations du secteur, en vue de rationaliser et de réduire les temps d’attente dans les opérations de chargement et de déchargement, garantissant l’attribution d’un minimum d’hygiène et de salubrité aux conducteurs qui, dans l’exercice de leur activité, se déplacer sur les lieux de chargement et de déchargement des marchandises et reconnaître la nécessité de se conformer à la convention collective de travail en vigueur dans le secteur », a précisé la tutelle.

Compte tenu de « l’insuffisance de l’autoréglementation, le gouvernement a décidé de modifier le décret-loi n° 293/2003 du 19 novembre portant réglementation des questions relatives au chargement et au déchargement, aux délais d’attente, à l’inspection et aux sanctions ».

Le ministère informe que, « parmi les nouvelles dispositions légales, il y a la définition que le temps d’attente maximum pour chaque opération de chargement et de déchargement de marchandises est de deux heures sans compter le temps nécessaire à l’opération elle-même ; une indemnisation est définie pour les différents agents du processus chaque fois que les règles ne sont pas respectées ; et des amendes sont définies allant de 1 250 euros à 15 000 euros selon qu’il s’agit d’une personne physique ou morale ».

L’inspection de cette législation sera de la responsabilité de l’Institut pour la mobilité et les transports (IMT) et l’Autorité pour les conditions de travail (ACT).

En février, les syndicats représentant les chauffeurs de poids lourds ont exprimé leur satisfaction du fait que le ministre de l’Infrastructure ait supposé que le gouvernement réglementerait bientôt le chargement et le déchargement, ce qui a suscité une controverse dans le secteur, par voie législative.

« Après avoir appris que l’autorégulation n’a pas fonctionné en ce qui concerne le chargement et le déchargement, le ministre de l’Infrastructure a supposé qu’il résoudrait la situation par un acte législatif et nous convenons que c’est la solution », a-t-il déclaré à l’agence Lusa, à cette occasion. temps, José Manuel Oliveira, coordinateur de la Fédération des syndicats des transports et des communications (Fectrans).

La Fectrans, le Syndicat indépendant des conducteurs de marchandises (SIMM) et le Syndicat national des conducteurs de matières dangereuses (SNMMP) ont publié une déclaration commune saluant la position prise par le gouvernement.

En 2019, un accord-cadre sur le chargement et le déchargement a été signé dans lequel les entreprises de transport, de logistique et de distribution ont supposé que ces tâches n’étaient pas de la responsabilité des chauffeurs, à quelques exceptions près.

L’accord fixe également des délais d’attente pour les opérations de chargement et de déchargement.

« Tout est réglementé dans l’Accord-cadre, mais l’autorégulation n’a pas fonctionné car les grandes entreprises de logistique et de distribution ne s’y sont pas conformées », a déclaré José Manuel Oliveira.

Le dirigeant syndical a ensuite indiqué que le comité de suivi de l’accord-cadre sur le chargement et le déchargement a préparé un rapport qu’il a présenté lors d’une réunion en présence du ministre des Infrastructures et du Logement, qui a promis, à l’époque, que cette question serait réglée par voie législative, à publier dans les meilleurs délais, dès que le projet de loi est approuvé par le Conseil des ministres et promulgué par le Président de la République.

ALYN (RRA) // CSJ