Le déficit aurait été de 7,6% du PIB au premier semestre (et non de 5,4%), s'il n'avait pas bénéficié de l'ajustement temporaire supplémentaire de 2 milliards d'euros de taxes et de contributions, a annoncé aujourd'hui la PCP.

Dans le rapport «Évolution budgétaire des administrations publiques jusqu'en juin 2020», le Conseil des finances publiques (CFP) commence par rappeler que le déficit des comptes nationaux déterminé en septembre par l'Institut national de la statistique (INE) était de 5,4% du PIB (5 240 millions d'euros), au 1er semestre, reflétant déjà l'impact des mesures liées à la pandémie de covid-19.

Cependant, la PCP prévient que «la performance budgétaire négative de ce semestre n'a pas été seulement plus accentuée par le fait que le solde déterminé par les autorités statistiques a bénéficié d'un ajustement temporaire supplémentaire d'environ 2 milliards d'euros de taxes et contributions par rapport à celui effectivement facturé sur cette période. période », une alerte déjà laissée par INE.

«Si cet ajustement supplémentaire n'avait pas été envisagé, le déficit se serait élevé à 7,6% du PIB (produit intérieur brut semestriel, le plaçant au-dessus de l'estimation annuelle du solde (-7% du PIB), mise à jour par le MF (ministère des Finances) Finance), sous réserve de l'approbation de l'OE / 2020 (Budget de l'État) révisé », souligne la PCP.

Il ajoute que de ces ajustements «le chiffre d'affaires IRC de 1 500 millions d'euros est« particulièrement significatif », ayant été affecté au chiffre d'affaires du 2ème trimestre le montant qui n'a effectivement été reçu qu'en juillet, en raison des extensions approuvées dans le cadre de la convention. 19.

«En l'absence de ce traitement comptable, les recettes fiscales, au 1er semestre 2020, auraient enregistré une baisse d'environ 1 650 millions d'euros (71%)», explique la CFP.

Selon le rapport, «compte tenu uniquement de l'ajustement de temps supplémentaire lié aux recettes effectivement perçues, qui dans cette situation inclut les recettes IRC perçues en juillet et exclut les extensions des paiements de TVA, IRS et contributions, le déficit au 1er semestre 2020 aurait représenté 6% du PIB ».

À son tour, en excluant l'impact sur le solde des mesures temporaires et non récurrentes, le déficit du 1er semestre correspondrait à environ 4,2% du PIB, une valeur comparable à une estimation annuelle ajustée de ces mesures de 6,3%.

L'organisation dirigée par Nazaré da Costa Cabral indique également que le déficit jusqu'en juin de 5,4% du PIB calculé par l'INE, qui reflète déjà l'impact des mesures de réponse à la crise pandémique, est également affecté par les dépenses liées à la recapitalisation de la Novo Banco au 2ème trimestre (1 035 millions d'euros) et le transfert du Fonds Mutuel de Garantie du Crédit Agricole (FGCAM) au Fonds de Garantie des Dépôts (à 80 millions d'euros) réalisé au 1er trimestre.

«Ces évolutions expliquent la dégradation annuelle significative du solde budgétaire de 4 019 millions d'euros (soit 4,2 p.p. de PIB) au 1er semestre» également affectée par l'augmentation des dépenses et la baisse des recettes, peut-on lire dans le document.

Quant au solde primaire (avant charges d'intérêts), la PCP souligne qu '«il est revenu en position déficitaire au 1er semestre (-2341 millions d'euros, soit -2,4% du PIB), interrompant les séries successives excédents primaires enregistrés au cours des douze derniers trimestres ».

En septembre, la PCP a estimé un déficit de 7,2% en 2020, soit 0,8 point de pourcentage de plus qu'elle ne l'avait prévu en juin, en raison des mesures de réponse au covid-19 et des modifications du budget supplémentaire.

DF (LT) // EA

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