« Après tout, les petits caractères des contrats d’adhésion ne s’arrêtent-ils pas pour tout le monde ? », demande le président de l’apDC, Mário Frota, dans un document envoyé aujourd’hui au gouvernement, à l’Assemblée de la République, au bureau du procureur général et à la direction générale des consommateurs ( DGC).

S’adressant à l’agence de presse Lusa, Mário Frota a déclaré que « les contrats de travail individuels et les contrats entre entrepreneurs et entités similaires ne bénéficient pas, directement ou par réflexe, de la norme qui s’est maintenant établie ».

« Bien que ces contrats soient couverts par la règle générale, selon laquelle les clauses qui, en raison de leur présentation graphique, passent inaperçues par le cocontractant normal placé en position de véritable cocontractant sont considérées comme exclues », a-t-il souligné.

Selon lui, « la régulation de la loi, à laquelle la DGC, croit-on, participera, devra pallier les insuffisances que le texte original lui-même reflète ».

Le spécialiste du droit de la consommation a critiqué « le modus legiferandi que le parlement a étrangement adopté dans l’élaboration » de la loi 32/2021, du 27 mai, qui prévoit également « la création d’un système de contrôle et de prévention des clauses abusives, modifiant le décret -Loi 446/85, du 25 octobre, qui institue le régime juridique des clauses contractuelles générales ».

En justifiant la position de l’association, basée à Coimbra, Mário Frota a souligné la nécessité « d’éviter les distorsions qu’entraînent naturellement un projet mal conçu et son articulation insuffisante ».

« Le législateur a posé la norme de l’interdiction […] dans un article (article 21) qui s’applique uniquement et uniquement, exclusivement, aux consommateurs et qui a, pour conséquence, l’inclusion de telles clauses dans les contrats individuels, bien qu’il les considère interdites en général et, par conséquent, nulles dans chacun des contrats ainsi uniquement signés par les consommateurs », dit-il, dans le document transmis au gouvernement, au parlement et à d’autres entités.

Cette formulation « défigure le sens et la portée de la norme », affirme l’apDC sur la loi qui a modifié les conditions générales des contrats, qu’elle considère « inappropriée », au Portugal, comme la « loi des clauses contractuelles générales ».

« L’abolition des petits caractères, avec une taille ou un corps donné, est-elle juste pour quelques-uns ? », s’interroge-t-il.

L’apDC souligne que la loi sur les clauses contractuelles générales « s’applique aux contrats conclus entre employeur et salarié (contrat individuel de travail), entre entrepreneurs ou entités assimilées (professionnels) et avec des consommateurs finaux (entreprise/consommateur) ».

« Si la loi définissant la taille minimale des caractères à insérer dans les contrats d’adhésion (loi 32/2021) le faisait à l’endroit approprié, la conséquence naturelle serait de considérer comme exclues de tels contrats les clauses microscopiques en général présentées aux adhérents potentiels » , insiste-t-il.

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