La Banque du Portugal recevra le soutien de la Commission européenne pour développer deux nouveaux projets: l’un dans le domaine de l’éducation financière et l’autre dans la prévention du blanchiment d’argent, a révélé jeudi la Banque du Portugal, selon les médias locaux.

La banque centrale, dirigée par Mário Centeno, sera soutenue dans le cadre du programme d’appui à la réforme structurelle de la Commission européenne (CE).

Ce programme communautaire, qui vise à promouvoir les réformes structurelles dans les 27 pays de l’Union européenne, permet à des organisations sélectionnées de recevoir une assistance technique et, dans de nombreux cas, des fonds pour soutenir les investissements, rémunérer les consultants et les spécialistes et financer la formation.

La Banque du Portugal a déclaré qu’elle ne recevrait qu’un soutien technique et de conseil, et non de l’argent, selon les médias locaux.

«L’enjeu est la mobilisation de ressources spécialisées auprès de la Commission européenne, des pays de l’Union européenne, des organisations internationales ou d’autres entités publiques ou privées, et non la fourniture d’un soutien financier direct», selon un communiqué de la banque centrale.

Dans le domaine de la littératie financière numérique, la première phase consiste à réaliser «une enquête sur l’adhésion de la population portugaise aux canaux numériques dans l’utilisation des produits et services bancaires».

Le deuxième projet, qui vise à lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, consiste à mettre à jour un outil existant utilisé par la banque centrale, qui vise à détecter le niveau de risque des banques en matière de blanchiment d’argent.

Selon la banque centrale, «l’objectif est de continuer à positionner cet outil à la pointe des meilleures pratiques internationales, en bénéficiant des connaissances spécialisées dont dispose la Commission européenne dans ce domaine, notamment grâce à ses interactions avec différentes autorités de contrôle en l’Union européenne. »