« Les municipalités où le plus grand nombre de situations susceptibles d’infraction ont été signalées sont : Pombal, Alcobaça, Caldas da Rainha, Leiria, Fundão, Figueiró dos Vinhos, Odemira, Covilhã, Castelo Branco, Arganil, Vila Real, Sertã, Guarda, Porto de Mós, Chaves, Rio Maior, Cinfães, Santarém, Coimbra, Alvaiázere, Torres Vedras et Guimarães », a révélé la Garde nationale républicaine (GNR), en réponse à l’agence Lusa.

Selon la législation en vigueur, compte tenu du non-respect par les propriétaires et autres producteurs forestiers du délai de défrichement, les municipalités devaient s’assurer, avant le 31 mai, que tous les travaux de gestion des combustibles soient effectués, « par voie de communication et, à défaut de réponse dans les cinq jours, par avis à afficher sur le chantier ».

Dans ce contexte, le GNR a signalé que cette année et jusqu’au 15 mai, date à laquelle le délai imparti aux propriétaires pour assurer la gestion du carburant a expiré, « 14 477 situations faisant l’objet d’infractions pour non-conformité ont été signalées à l’échelle nationale » des travaux de défrichement. , prévu dans le décret-loi n° 124/2006 du Système national de défense des forêts contre les incendies (SNDFCI), qui s’applique à l’ensemble du territoire du continent portugais.

« Il est important de noter que toutes les situations passibles d’infractions constatées en phase de sensibilisation/surveillance ont été communiquées par la GNR aux communes respectives », a indiqué cette force de sécurité, chargée de l’inspection « sur environ 94% du territoire national » de la métropole Le Portugal.

Interrogée sur l’inspection des situations qui ont été communiquées aux conseils municipaux, la Garde a déclaré qu’elle agira « conformément à la loi et, par conséquent, toutes les entités et individus qui ne respectent pas leurs obligations conformément à la loi sont soumis à l’enquête sur les infractions administratives ».

Les plus de 14 000 situations identifiées pour manque de défrichement résultent de l’inspection de la gestion du carburant dans les 1 002 paroisses prioritaires identifiées cette année par le gouvernement, qui sont situées dans 168 des 278 municipalités du Portugal continental, principalement dans le nord et le centre régions de l’intérieur. , ainsi que dans 825 autres paroisses non prioritaires, a indiqué le GNR.

« Parmi les situations de non-conformité identifiées, 30 avis d’infraction administrative ont déjà été émis. Au total, faute de gestion du carburant, jusqu’au 31 mai, la GNR a déjà préparé 51 infractions administratives », a déclaré cette force de sécurité.

A l’image de ce qui s’est passé depuis 2018, cette année les amendes pour non-respect de la gestion des carburants sont à nouveau « doublées », passant de 280 à 10 000 euros, pour les particuliers, et de 3 000 à 120 000 euros, pour les personnes.

En cas de non-respect du délai par les communes, « 20% du douzième des virements courants du Fonds d’équilibre financier est retenu dans le mois suivant. [FEF]», selon le régime exceptionnel des réseaux secondaires de voies de gestion du carburant, inscrit au Budget de l’État pour 2021.

Selon le GNR, le nombre de situations de non-conformité en défrichement vérifiées cette année « est plus faible que les années précédentes », résultat qui s’explique par les actions de sensibilisation de la population sur la problématique des incendies.

« Les gens sont plus sensibles et conscients de la nécessité de réaliser des travaux, afin de minimiser les dégâts causés par les incendies », a souligné cette force de sécurité.

Concernant les incendies criminels, depuis le début de cette année et jusqu’au 31 mai, la Garde a détenu 26 personnes et identifié 314 autres, enregistrant également 600 cas d’infractions administratives liées à la SNDFCI, à savoir 437 dans les incendies et 163 dans les incendies, pour exécution non autorisée ou pour négligence dans son exécution.

« Comme le GNR est attentif à toute cette problématique que sont les feux ruraux, il continuera à guider son travail par la rigueur et les dispositions légales de la législation, visant à y contribuer de manière décisive par une action coordonnée, cadrée, efficace et efficiente , à la sécurité des personnes et à la préservation du patrimoine forestier », a-t-il renforcé.

Les infractions administratives pour défaut de défrichement ont presque doublé de 2017 à 2018, passant de 4 638 à 8 410 dossiers, tandis que la valeur obtenue avec des amendes a plus que quadruplé, passant de 807 milliers d’euros à 3,7 millions d’euros, selon les données du GNR.

« En 2020, la GNR a enregistré 24 225 situations de non-respect du défrichement et dressé 6 327 procès-verbaux d’infraction », a informé cette force de sécurité, précisant que le montant total des amendes en 2020 était de 2,96 millions d’euros, en deçà du enregistré en 2019, ce qui représentaient 3,72 millions d’euros, avec 8 047 infractions administratives.

SSM // VAM