Il s'agit d'une résolution du Conseil des ministres qui est entrée en vigueur ce dimanche approuvant une "proposition d'un groupe de citoyens nationaux" pour le développement d'une application pour le "suivi des contacts de proximité" à utiliser au Cap-Vert.

La mesure fait partie de «la réponse à covid-19 dans cette phase de manque de définition, dans laquelle le risque d'assouplissement des mesures d'autoprotection est plus grand» et bien que «conscient que les solutions technologiques soulèvent naturellement des préoccupations concernant la vie privée», nous lisons résolution.

L'application de gestion des cas et des contacts de téléphones portables a été développée par un consortium international, qui a laissé le protocole (DP-3T) ouvert à la communauté internationale pour lutter contre la propagation de covid-19.

Au Cap-Vert, l'initiative consiste en un projet appelé «Na nôs mon» (Entre nos mains) et a désormais la garantie légale d'aller de l'avant, après consultation de la Commission nationale de protection des données, selon le gouvernement capverdien.

«La proposition du groupe de citoyens est publique et exprimée expressément comme une offre de citoyenneté, comme une expression de la volonté de doter le pays, pour l'exploitation par les autorités sanitaires nationales, d'un outil technologique moderne, dûment personnalisé et adapté à notre réalité », Rappelle la résolution du Conseil des ministres.

Le règlement de cette application, qui accompagne la résolution, établit que l'envoi de données par l'utilisateur «est volontaire» et «anonyme», étant activé dans le système par la «personne infectée, lors de la saisie du code mis à disposition à cet effet».

La gestion des informations de localisation permet à la plateforme d'application d'identifier les interactions de la personne infectée avec d'autres utilisateurs, qui «reçoivent une alerte, sans jamais savoir qui est le contact de cette chaîne ou leur localisation».

Il définit également que le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale est «l'entité responsable du traitement des données», il doit donc établir des procédures pour «interrompre l'échange d'identifiants et éliminer les données collectées sur les téléphones et le serveur», jusqu'à «la fin situation pandémique exceptionnelle ».

L'application utilisera des téléphones intelligents («smartphones») et des connexions de données sans fil «Bluetooth». Avant l'activation générale, vous devrez encore passer une validation de principe et un test pilote pour valider les conditions de fonctionnement et de sécurité.

Cependant, la personne concernée "peut s'opposer, à tout moment, au traitement de ses données, à la désinstallation de l'application", ce qui entraîne la suppression des données hébergées sur le téléphone mobile et le serveur d'application, "ainsi qu'à l'arrêt immédiat du suivi ".

Le Cap-Vert a enregistré une accumulation de 890 cas de covid-19 depuis le 19 mars, avec huit décès, mais 413 ont déjà été signalés comme récupérés.

La pandémie de Covid-19 a déjà fait plus de 465 000 morts et infecté plus de 8,8 millions de personnes dans 196 pays et territoires, selon un rapport de l'agence française AFP.

PVJ // VM

Contenu Covid-19: les téléphones portables avertiront des contacts avec des personnes infectées au Cap-Vert. Apparaît d'abord à Visão.