L’Association portugaise des centres commerciaux (APCC) a défendu aujourd’hui les aides d’État directes s’il y avait des mesures plus restrictives au secteur, qui « a déjà dépensé plus de 600 millions d’euros en soutien aux locataires » en raison de la pandémie.

Le gouvernement annoncera cette semaine la mise en œuvre de mesures plus restrictives, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de covid-19.

Dans un communiqué, l’APCC rappelle que «depuis le début de la pandémie, aucune épidémie provenant des centres commerciaux n’a été détectée, du fait des mesures et contrôles mis en œuvre depuis toujours, et strictement respectés» et appelle «que dans les mesures que le gouvernement annoncera ne pas il est obligatoire de fermer presque toutes les activités »dans ces espaces, ainsi que« aussi pour que les horaires ne soient pas réduits, afin d’éviter les concentrations aux portes des centres ou magasins à l’intérieur ».

L’APCC précise que, suite aux différentes mesures imposées aux centres commerciaux, «le secteur a déjà dépensé plus de 600 millions d’euros pour soutenir les locataires», ainsi l’association «défend que, si le gouvernement choisit de promulguer des mesures restrictives» à ces locaux, «une aide directe aux locataires et aux centres commerciaux par l’Etat soit mise en œuvre».

«Au vu de ces preuves de sécurité, nous pensons que le plus prudent serait que le gouvernement permette à toutes les activités des centres commerciaux de rester ouvertes, afin de garantir que les Portugais disposent d’espaces sûrs et contrôlés pour répondre à leurs besoins», déclare le président de l’APCC, António Sampaio de Mattos, cité dans la déclaration.

« La poursuite de cette situation, en gardant les centres commerciaux comme les entités ayant subi à elles seules les effets de cette crise pandémique, sans aucune compensation, met les entreprises propriétaires de centres commerciaux dans une situation financière difficile », prévient le responsable.

« Nous pourrions assister à la fermeture de certains de ces espaces commerciaux, avec les conséquences dramatiques que cela aura sur les niveaux d’employabilité », a souligné António Sampaio de Mattos.

Au Portugal, 7 925 personnes sont décédées sur les 489 293 cas confirmés d’infection, selon le dernier bulletin de la direction générale de la santé.

L’état d’urgence décrété le 9 novembre pour lutter contre la pandémie a été reconduit avec effet à minuit le 8 janvier jusqu’au 15.

ALU // JNM