Selon le programme de stabilisation économique et sociale, publié samedi soir à Diário da República, le financement provient du budget de l'État et la mesure – qui avait déjà été annoncée par le gouvernement jeudi, sans référence aux fonds – est un complément à la «mobilisation du patrimoine public».

"C'est une solution efficace et rapide face à l'urgence de répondre à la crise du logement, avec en plus l'avantage d'augmenter les options disponibles aux propriétaires de logements locaux en difficulté", précise le programme.

Le plan sera mis en œuvre grâce au soutien des programmes de baux municipaux pour la sous-location à des prix abordables, avec une part de 50% de la différence entre le loyer payé et le loyer reçu.

«De plus, le montant non collecté par le biais de l'exonération fiscale IRS / IRC accordée par le programme de location accessible», indique l'exécutif, en référence aux impôts sur le revenu individuel ou collectif.

Au total, le programme – dont la durée n'est pas indiquée – a un poids de 17,4 millions d'euros par an dans les coffres de l'Etat.

Le gouvernement admet que les difficultés d'accès au logement affectent aujourd'hui «des segments de la population à revenu intermédiaire qui, jusqu'à récemment, ont pu trouver sur le marché du logement à des coûts compatibles avec leurs revenus».

En revanche, on dit que la difficulté d'accès au logement est "plus pressante dans les zones à plus forte attractivité touristique".

En ce qui concerne le parc de logements sociaux, le Plan de stabilisation économique et sociale souligne qu'une partie de celui-ci est inoccupée et peut être mise à disposition, à des prix abordables, après réhabilitation ou nouvelle construction, ce qui dynamisera également le secteur de la construction.

L'exécutif socialiste s'engage donc à procéder à l'identification des biens disponibles et des interventions nécessaires, avec un renforcement des ressources humaines de l'Institut du Logement et de la Réhabilitation Urbaine (IHRU), qui affectera ces tâches 20 nouveaux collaborateurs .

En ajoutant cet investissement aux coûts des services et travaux à ces fins, le gouvernement a prévu un montant de 48 millions d'euros pour l'opération liée au parc de logements sociaux.

Le plan de stabilisation prévoit également, dans le domaine du logement, quatre millions d'euros de prêts aux familles qui ne sont pas en mesure de payer la maison.

En raison de la pandémie de Covid-19, un soutien financier a été créé, accordé par l'IHRU, destiné aux «ménages souffrant de pénuries de revenus importantes et aux propriétaires à faible revenu», les familles devant rembourser l'institut six mois après le financement du loyer.

Cependant, reconnaissant que, bien que l'état d'urgence ait déjà été levé, de nombreuses familles peuvent mettre du temps à avoir une stabilité financière, le gouvernement a décidé que le soutien de l'IHRU sera prolongé jusqu'en septembre et que, pour les familles les plus vulnérables, le prêt pourrait être converti en une subvention non remboursable, c'est-à-dire sans rembourser le montant.

«Un soutien supplémentaire à ces familles leur permettra ainsi de rester chez elles, en évitant de nouvelles situations de logement précaire. Pour cette mesure, on estime que l'aide financière pourrait atteindre quatre millions d'euros de prêts accordés, dont environ 1,5 million d'euros pourraient devoir être convertis en subventions non remboursables », précise le document.

Le programme de stabilisation économique et sociale, approuvé jeudi par le Conseil des ministres, sera en vigueur cette année pour répondre à la crise provoquée par la pandémie de Covid-19. Le gouvernement approuvera mardi prochain, le 9 juin, la proposition de révision du budget de l'État de 2020 relative à covid-19, qui reflétera le programme de stabilisation économique et sociale.

ROC // PJA

Contenu Covid-19: La conversion d'un logement local en location abordable coûtera 17,4 millions d'euros par an apparaît pour la première fois dans Vision.