Écrit par Ferenc Molnár (1878-1952), « Un, deux, trois ! est une comédie écrite en 1929 après le premier voyage de l’écrivain hongrois aux États-Unis d’Amérique et expose les pratiques capitalistes l’année où la bourse de New York est tombée dans ce qui est devenu le « jeudi noir » et qui a donné lieu à la crise économique dévastatrice.

S’adressant à l’agence Lusa, le réalisateur, António Pires, a souligné que le texte de Molnár est « très contemporain ».

Centrée sur l’histoire d’un banquier – le président Norrison, personnage interprété par Adriano Luz -, la pièce « est presque comme ces contes » que l’on voit « dans les films, généralement américains » dans lesquels il faut transformer « une personne du peuple en un princesse ».

Norrison, à la tête d’un groupe bancaire de premier plan basé dans une grande capitale européenne où la vie ne pouvait pas mieux tomber, s’apprête à rejoindre sa famille pour une semaine de vacances à la montagne.

Au faîte de la gloire, le personnage est confronté à un problème : Lydia, fille d’un millionnaire américain avec qui le banquier espère faire un deal et qui a passé quelques mois en Europe aux soins de la famille Norrison, s’est mariée en secret avec un chauffeur de taxi communiste.

Compte tenu de la décision des parents de Lydia de lui rendre visite, Norrison a une heure pour transformer le chauffeur de taxi en président de l’Union des usines automobiles.

Un ouvrier qui en une heure doit se transformer en capitaliste « par commodité », notamment parce que Norrison a peur de sa femme et ne veut pas renoncer aux vacances à la montagne.

La devise est fixée pour un défilé de personnages, certains acteurs se déployant en plusieurs, car le protagoniste non seulement « fait ce qu’il veut avec les gens », car il les achète avec de l’argent, car ils « n’ont pas de colonne vertébrale », a souligné António Pires.

La falsification de documents, des personnages sans scrupules qui se laissent corrompre par l’argent sont au cœur de l’action de cette comédie, qui traite « de choses très sérieuses et de choses sérieuses qui [se veem] beaucoup de nos jours », a observé António Pires.

« Quand on parle de ça, on pense tout de suite à deux ou trois personnes, des chiffres, qui travaillent comme ça. Indépendamment de ces gens plus médiatiques, on y reconnaît aussi la société, on y reconnaît presque tout le monde dans cette tentation des choses matérielles », a ajouté le réalisateur.

Une autre raison pour laquelle António Pires a mis en scène cette pièce, qui lui a été révélée par le directeur artistique de la Compagnie de théâtre Almada, Rodrigo Francisco, qui signe la traduction, est due au fait qu’il s’agit d’une œuvre « absolument pour un grand acteur » depuis il exige « une virtuosité comique incroyable ».

Après avoir vu le film homonyme que Billy Wilder a adapté pour le cinéma, en 1961, transformant l’œuvre en une « comédie culte » que le réalisateur a trouvée « très, très, très drôle », António Pires a immédiatement pensé à Adriano Luz pour jouer le rôle principal.

Sans jamais quitter la scène, Adriano Luz donne vie au président Norrison, un personnage qui passe son temps de part en part à résoudre des situations à la va-vite, finissant par faire du spectacle une « comédie de portes ».

Jouer « Un, deux, trois! » il y a aussi Carolina Serrão, Duarte Guimarães, Francisco Vistas, Hugo Mestre Amaro, Jaime Baeta, João Barbosa, João Maria, Mariana Branco et Vera Moura.

Le décor est d’Alexandre Oliveira, les costumes de Luís Mesquita, la conception des lumières de Rui Seabra et la conception sonore de Paulo Abelho.

Produite par Ar de Filmes/Teatro do Bairro, la pièce sera sur scène dans cette salle du Bairro Alto jusqu’au 5 décembre. Il y aura des représentations du mercredi au vendredi, à 21h30, et le dimanche, à 18h00, comme le samedi, une nouveauté introduite par Teatro do Bairro cette saison.

Poursuivant le partenariat de la compagnie avec Teatro da Terra, Almada Theatre Company et Theatro Circo, « Um, Dois, Três! il y a eu deux présentations au Forum culturel de Seixal, dans les derniers jours d’octobre, et trois représentations à Almada, qui se terminent dimanche. Au Theatro Circo, à Braga, il sera joué les 9 et 10 décembre.

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