La direction nationale de Chega a décidé d'avancer juridiquement contre le Premier ministre António Costa après avoir qualifié le parti d '«extrême droite, xénophobe, raciste» et «le pire qui existe en Europe».

Apparemment non content de réussir un coup d'État aux Açores, Chega se présente à la tête du gouvernement sur le continent, affirmant qu'il a fait allusion au parti comme étant une organisation criminelle.

La vérité est que la Constitution portugaise ne permet pas aux partis «d’épouser des valeurs racistes, fascistes ou régionalistes». Par conséquent, dans l’esprit de Chega, M. Costa n’aurait pas dû laisser entendre qu’un tel parti a réussi à se faire représenter au parlement.

Selon un communiqué de la direction nationale: «Chega est un parti légitime, légalisé par la Cour constitutionnelle portugaise et ne pourrait donc jamais avoir les caractéristiques criminelles énumérées» par M. Costa.

On ne sait pas quel type de «procédure judiciaire» a été déposée contre le Premier ministre. Il n’a pas été fait mention du mot «d» (diffamation: toujours un «crime» au Portugal).

Le communiqué suggère qu '«António Costa devra répondre des allégations qu'il a faites devant le Tribunal suprême de justice».

Chega ajoute que cela signifie délivrer «un vote de condamnation formelle contre le Premier ministre à l'Assemblée de la République (parlement)», accusant ses «déclarations lamentables» d'essayer de saper le pacte conclu par Chega pour aider le centre-droit à «saisir pouvoir »aux Açores après des élections peu concluantes (cliquez ici).

Le chef du PSD des Açores, José Manuel Boloeiro, a en effet réussi à saper la «victoire» terne du PS, en formant une coalition de centre-droit avec le soutien offert par Chega et Iniciativa Liberal.

Les mots de M. Costa, conclut Chega, montrent simplement comment il a commencé à «perdre l’intrigue et à devenir malhonnête» à un moment où il a vu «le pouvoir lui échapper».

natasha.donn@algarveresident.com