Le tribunal arbitral du Conseil économique et social (CES) n’a pas fixé de service minimum dans la grève du vendredi des travailleurs de CP et Infraestruturas de Portugal (IP), estimant que « l’impact sur la mobilité des personnes n’est pas très élevé ».

« Dans ce cas, seule la grève d’une journée est en jeu, donc l’impact sur la mobilité des personnes n’est pas très élevé, et on n’a pas connaissance de grèves à la même date dans d’autres moyens de transport en commun », lit-on dans l’arrêt du Cour d’arbitrage du CES.

« Pour ce qui précède – poursuit-il – il n’apparaît pas à ce tribunal arbitral que, dans le cas d’espèce, la sauvegarde d’autres droits ou intérêts constitutionnellement protégés soit excessivement, disproportionnée ou irréversiblement affectée par la non-fixation de services minima, avec à l’exception de celles énoncées ci-dessous ».

Les exceptions prévues sont la garantie de « la fourniture, pendant la grève, des services nécessaires à la sécurité et à l’entretien des équipements et des installations » et les « services nécessaires pour prendre les trains en route vers leur destination au moment de la le début de la grève » (00:00 vendredi) et pour la circulation du « train de l’aide ».

La mise à disposition d’une « filière pour effectuer le transport de marchandises dangereuses et périssables » et, dans les services de télécommunications, « d’une maintenance corrective et d’une surveillance du réseau », pour un total de huit travailleurs, devrait également être garantie.

Sur son site internet, CP — Comboios de Portugal prévient toutefois que « des perturbations de circulation, au niveau national, dans tous les services, sont attendues le 25 juin 2021. [sexta-feira], avec impact possible dans les jours précédant et suivant la période de grève, le 24 [quinta-feira] et 26 juin [sábado]”.

Pour les clients qui ont déjà acheté des billets pour voyager dans les trains des services Alfa Pendular, Intercidades, Internacional, InterRegional et Regional, le CP autorisera « un remboursement, du montant total du billet acheté, ou sa revalidation, sans frais ».

La grève des travailleurs de CP, IP et de leurs sociétés affiliées (IP Telecom, IP Património et IP Engenharia) a été déclenchée par le Syndicat national des cheminots (SNTSF) et par la Fédération des syndicats des transports et des communications (Fectrans), appelant à une augmentation générale des salaires.

Selon le SNTSF et la Fectrans, les directives du gouvernement pour les entreprises du secteur « doivent contenir et geler les salaires », donc « il y a des raisons pour que la lutte chez IP et les entreprises apparentées coïncide avec celle de CP, qui ont à la fois le même tutelle ».

« Les travailleurs de ces entreprises veulent voir valorisés leurs salaires, qui se rapprochent de plus en plus du SMIC national et parce que c’est une revendication de tous, nous comprenons qu’il faut que la lutte soit de plus en plus globale et avec les travailleurs de toutes les catégories. et professions » affirment les structures syndicales.

Ce nouvel arrêt prévu vendredi fait suite à la grève des travailleurs de l’IP qui a eu lieu le 2 juin et a causé d’importantes perturbations dans la circulation des trains.

Au CP, entre le 6 et le 8 juin, il y a eu une grève de trois jours des contrôleurs et des guichetiers, qui a également eu un impact sur la circulation des trains.

PD (DF) // CSJ