Le nombre de marchés publics sous régime exceptionnel, en raison de la pandémie de covid-19, a atteint 22.134 entre janvier 2021 et mars de cette année, pour un total de 1.973 millions d’euros, a indiqué la Cour des comptes (TdC).

Dans un rapport de suivi sur les contrats couverts par le régime d’exception prévu, l’entité a déclaré qu’au cours de la période analysée, qui couvrait l’ensemble du territoire national (continent, Açores et Madère) et se concentrait sur les «contrats Covid 19» et «autres contrats », le portail BASE « contenait 22 134 contrats, pour un montant total d’environ 1 973 millions d’euros ».

Or, parmi ceux-ci, « 700 (3,16 %) sont des contrats IFP [isentos de fiscalização prévia] qui, avec environ 1 746 millions d’euros, représentent 88,5 % de ce montant », avec « la valeur contractuelle la plus élevée exemptée de visa (148,9 millions d’euros) enregistrée dans les ‘Autres contrats’ ».

Selon le TdC, « il y avait 780 entités adjudicatrices, dont 24 (toutes dans le domaine de la santé) concentrant la majorité du montant contracté (64,5 % ; 1 272,8 millions d’euros) », lit-on dans le même document.

Dans l’analyse du TdC, l’organisme a conclu que «l’acquisition de biens mobiliers représentait la majorité des contrats (75,9%, 16 807) et du montant contracté (71,2%, 1 405,8 millions d’euros), suivie de l’acquisition de services (17,6 %, 348 millions d’euros) ».

Dans le même temps, « la même tendance a été observée dans les contrats IFP pour ce type d’acquisition (72,4%, 1 263,7 millions d’euros ; 15,6%, 272,7 millions d’euros) », précise l’organisme.

Le TdC a également précisé que les « acquisitions de produits pharmaceutiques présentaient, avec 43,6%, le montant le plus élevé (860 millions d’euros), de même que les contrats IFP (49,2%, 858 millions d’euros) ».

Selon le tribunal, « à la suite de l’analyse de toutes les informations, des lacunes dans la publicité et la communication des contrats (publiées sur le portail BASE, mais non communiquées à la Cour et vice versa), déjà identifiées dans les rapports précédents, subsistent », a indiqué.

« Il a également été constaté que tous les champs disponibles dans le formulaire de communication sur le portail BASE n’étaient pas complets ou correctement remplis, faisant référence au fait qu’en plus de l’objet contractuel et du délai d’exécution, la plupart des contrats (84,5%) ne ne prouve pas le béton local d’exécution (indiquant uniquement ‘Portugal’) », a déclaré le TdC.

Selon l’entité, « de telles insuffisances et lacunes, également déjà identifiées dans les rapports précédents, limitent la meilleure et la plus fine évaluation des contrats, ce qui a conduit à la formulation répétée de recommandations adressées aux entités adjudicatrices afin de procéder à l’enregistrement complet des informations « . « , a-t-il conclu.

Ce régime juridique d’exception permet « la passation de marchés de gré à gré pour des raisons d’urgence, de dérogation aux règles du code des marchés publics, un régime exceptionnel d’autorisation de dépenses, prenant effet immédiatement après la passation et la dispense de contrôle préalable de TdC », a-t-il ajouté. rappelé.

Pour atténuer les risques découlant de ce régime exceptionnel, les marchés doivent être publiés sur le portail des marchés publics (Portail BASE) et portés à la connaissance de la Cour, 30 jours après leur conclusion.

ALYN // EA