« Compte tenu de la dimension et de la gravité des situations causées par ces accidents climatiques défavorables, le Groupe parlementaire PSD considère que le Gouvernement doit adopter d’urgence les mesures financières et administratives nécessaires, afin d’atténuer les impacts sociaux et économiques sur ces territoires », le document lit.

Le PSD demande également au gouvernement de mener une enquête sur les dommages causés aux infrastructures et équipements municipaux affectés, afin de déterminer la nécessité d’appliquer des mesures spécifiques pour soutenir leur récupération.

En présentant le dossier, les sociaux-démocrates soulignent les dégâts causés par les « fortes pluies, accompagnées de grêle et d’orage », survenues entre fin mai et mi-juin, dans les régions de Vila Real, Viseu, Bragança et Guarda, et toutes sur tout le pays, au Nord et au Centre.

« Le résultat a été une dévastation profonde des vignes et des arbres fruitiers, compromettant la production agricole de cette année et des années suivantes, ainsi que des dommages matériels aux infrastructures et aux voies de communication », soulignent-ils.

L’information souligne également que l’intensité de la grêle, enregistrée le 31 mai, a touché une vaste zone de vignobles de la région de Vila Real et Viseu, avec plusieurs parcelles situées dans la région délimitée du Douro, et que, « après environ 15 jours, plus précisément les 13, 14 et 15 juin », des orages de pluie et de grêle ont à nouveau été enregistrés qui ont touché la même région du Douro, ainsi que la région sud du district de Viseu, la région délimitée de Dão.

« On estime que plus de deux mille hectares de vignes et mille hectares de vergers de pommes et de petits fruits sont menacés de perte totale », a-t-il souligné.

Face aux destructions, le PSD affirme que la « récupération souhaitable englobe non seulement la valorisation économique, mais aussi la valorisation environnementale et territoriale, notamment dans les zones les plus exposées au risque d’abandon agricole et de perte de biodiversité ».

D’autre part, le PSD défend également que le Gouvernement fasse « un effort plus important dans le renforcement des instruments nationaux et communautaires afin de favoriser une adhésion massive au système d’assurance agricole et aux mutuelles et par conséquent plus attractifs pour les agents économiques ».

En outre, il considère qu’il est indispensable « la création d’un dispositif public de soutien destiné notamment à l’agriculture familiale, à l’agriculture paysanne et à l’agriculture de subsistance qui, de par sa nature intrinsèque, est particulièrement [vulnerável] face à ce type de phénomène ».

Le document PSD recommande également que le ministère de l’Agriculture divulgue le résultat de l’enquête sur les dommages causés par les tempêtes survenues entre le 31 mai et le 15 juin, dans les régions du Nord et du Centre, dans les différentes productions agricoles, et qu’il évalue la possibilité de déclarer l’état de calamité publique pour les communes les plus touchées et par conséquent de mobiliser les instruments nécessaires.

Elle prétend également que les instruments financiers pour les situations où les pertes sont plus élevées sont « remboursables » et que la « possibilité de créer une ligne de crédit bonifiée » doit être envisagée.

Dans la liste, les députés incluent également la recommandation de renforcer et d’étendre les opérations d’investissement pour l’installation de filets anti-grêle, et que la préparation du Plan stratégique de la politique agricole commune (PAC) comprend des instruments de crise et de gestion des risques qui ils sont « financièrement solides et adaptés à la réalité agricole nationale ».

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