Le risque d’incendie dans la zone de Pinhal Intérieur «reste très élevé», conclut l’éventuelle commission d’enquête parlementaire sur les incendies de 2017, recommandant «une évaluation globale externe» au Système national de défense de la forêt contre les incendies.

« Le scénario actuel dans la zone intérieure de Pinhal est celui d’une monoculture installée, dans laquelle certaines espèces à croissance rapide, comme l’eucalyptus, sont naturalisées et, si rien n’est fait pour contrer cette tendance, elles occuperont la tache forestière », lit-on dans le rapport de l’éventuelle commission d’enquête parlementaire sur le rôle de l’État dans l’octroi de l’aide suite aux incendies de 2017 dans la zone de Pinhal Intérieur.

Responsable du rapporteur adjoint Jorge Paulo Oliveira (PSD), le projet de rapport a été présenté aujourd’hui à la commission respective, avec un ensemble de 83 conclusions et 36 recommandations sur l’agriculture, les activités économiques, la forêt et le logement.

En ce qui concerne le soutien à la forêt, il y a 14 conclusions, qui incluent la perception de la majorité des déposants non gouvernants, entendus au sein de la commission, que «peu ou rien n’a été fait en termes de réorganisation et de prévention des incendies», avec la crainte qu’un une nouvelle tragédie se reproduit, «si rien n’est fait à court terme».

<< Le soutien de l'État au reboisement, bien qu'existant, a eu de très faibles exécutions, en raison de la démotivation des propriétaires pour réinvestir dans des territoires qui, selon eux, brûleront à nouveau >>, selon le rapport, indiquant que, parmi les déposants non gouvernants, il n’y a pas de perception de l’endroit où les millions annoncés par le gouvernement ont été investis dans des mesures pour le secteur forestier.

En revanche, la perception des représentants du gouvernement et des entités directement supervisées, entendue au sein de la commission, est qu ‘«il y avait un large soutien pour le secteur forestier et des mesures efficaces ont été appliquées sur le terrain».

Avec 13 recommandations sur la forêt, dont certaines souscrivent aux propositions de la Commission Technique Indépendante créée pour analyser les grands incendies ruraux de 2017, elle souligne l’idée que le système de défense des forêts contre les incendies doit avoir deux axes d’action, à savoir la défense des les personnes et les biens et la protection de la forêt.

«Les acteurs de la prévention et de la gestion des forêts doivent faire partie des processus décisionnels opérationnels dans la lutte contre les incendies», propose l’éventuelle commission d’enquête parlementaire, arguant qu’une évaluation globale devrait être menée en dehors du Système national de défense des forêts contre les incendies (SNDFCI ), qui intègre l’analyse de l’efficacité des investissements réalisés.

Un effort accru pour qualifier les ressources humaines de la SNDFCI, l’intégration dans le système éducatif national d’options de formation qualifiées dans les domaines de la protection civile et de la défense de la forêt contre les incendies, la diversification de la forêt et l’utilisation d’espèces conduisant à moins de combustibles formation.est d’autres recommandations dans le cadre de la forêt.

«Concrètement à Pinhal Interior, il est recommandé d’utiliser des modèles de sylviculture avec des arbres de liège et d’arbousier qui se sont avérés faire partie intégrante d’une solution qui passe par la diversification de la forêt», souligne le rapport de la commission, approuvant la création d’un programme qui compense la perte de revenus des propriétaires et gestionnaires forestiers en raison de l’option des chênes, châtaigniers et autres forêts de feuillus.

Parmi les recommandations, nous soulignons le renforcement du rôle des forces armées dans le système de protection civile et le pari sur la stratégie de sensibilisation et d’autoprotection des populations, avec l’implication active des autorités locales, pour l’adoption de bonnes pratiques et la déviation du comportement par rapport au risque dans les incendies ruraux.

L’incendie qui s’est déclaré le 17 juin 2017 à Escalos Fundeiros, dans la commune de Pedrógão Grande, et qui s’est ensuite propagé aux communes voisines, dans les districts de Leiria, Coimbra et Castelo Branco, a fait 66 morts et 253 blessés, dont sept. sérieusement, et détruit environ 500 maisons, dont 261 étaient des maisons permanentes, et 50 entreprises.

SSM // MLS

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